Rennes : Huit dealers présumés interpellés dans un coup de filet anti stups

ENQUETE Les interpellations interviennent alors que des règlements de compte se multipliaient dans les quartiers rennais

Camille Allain
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Illustration d'un intervention de la police ici à République, à Rennes.
Illustration d'un intervention de la police ici à République, à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

« Ça devrait rapidement se décanter ». La police rennaise ne souhaitait pas encore parler ce mercredi matin quand nous l’avons contactée au sujet du violent lynchage d’un homme sur fond de trafic de stupéfiants dans le quartier de Villejean. On comprend mieux pourquoi. Au même moment, ses membres d’élite étaient mobilisés dans le cadre d’une vaste opération de lutte contre le trafic de drogue dans la capitale bretonne. Huit personnes ont été interpellées dans l’agglomération rennaise ce mercredi lors de ce vaste coup de filet, a fait savoir le procureur de la République Philippe Astruc.

Nés entre 1975 et 2000, ces six hommes et deux femmes sont soupçonnés d’appartenir à une organisation de trafic de stupéfiants agissant sur Rennes et l’ensemble de la Bretagne et possédant des connexions en région parisienne. Depuis quelques mois, les règlements de compte sur fond de trafic de stup se multipliaient dans la capitale bretonne. L’une des agressions a été rendue publique par un syndicat policier dans une vidéo choc diffusée sur Twitter mardi.


L’enquête avait pourtant démarré bien avant cette agression datée du 10 avril. D’après le procureur de la République, les investigations avaient démarré à l’été 2019 à l’initiative du parquet et se sont poursuivies pendant près de six mois sur commission rogatoire d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Rennes. Une trentaine d’enquêteurs de la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes, de l’antenne OFAST (office anti stupéfiants) et la BRI de Nantes, ont été mobilisés pour cette enquête et les interpellations, qui ont eu lieu ces mardi et mercredi.

Les huit suspects en garde à vue

Les huit personnes interpellées font désormais l’objet de gardes à vue susceptibles de durer jusqu’à 96 heures « afin notamment d’être entendues sur les faits de trafic de stupéfiants et de participation à une association de malfaiteurs qui leur sont reprochés », précise le parquet.