Pas-de-Calais : Le conjoint d’une victime, placé en détention provisoire pour triple homicide

FAITS DIVERS Soupçonné d’avoir tué sa concubine et deux enfants de celle-ci à l’arme blanche à Carvin, un homme a été mis en examen pour meurtre

G.D. avec AFP
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Une prison (illustration).
Une prison (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Il a été mis en examen pour meurtres. L’homme, soupçonné d’avoir tué sa concubine et deux enfants de celle-ci à l’arme blanche à Carvin, dans le Pas-de-Calais, est sorti de l’hôpital, a indiqué, lundi, le parquet de Béthune.

L’individu, « qui n’a pas d’antécédents judiciaires ni psychiatriques », a été placé en garde à vue « dès sa sortie de soins intensifs », a précisé le parquet dans un communiqué.

Appel du voisinage évoquant un différend familial

Il a été présenté, samedi, à la juge d’instruction et mis en examen des chefs « de meurtre sur concubine », « de meurtre sur mineure de 15 ans », « de meurtre ainsi que de violences sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité », et il a été placé en détention provisoire.

Le 5 avril, vers 22 h 45, les policiers étaient intervenus à la suite « d’un appel du voisinage évoquant un différend familial ».

Dans le logement, les policiers avaient découvert «trois personnes grièvement blessées à l'arme blanche » et, malgré l’intervention des secours, leur décès avait « rapidement été constaté ».

Plainte pour faits de violence

Un quatrième individu, âgé d’une quarantaine d’années selon une source policière, présentait « des plaies correspondant à des coups de couteau qu’il se serait infligés », avait affirmé le parquet.

Cette personne avait « spontanément déclaré être l’auteur des coups mortels, sans donner plus d’explications » et avait été transportée « dans un état critique » au centre hospitalier de Lille. Les trois victimes étaient sa concubine, âgée de 36 ans, et deux des enfants de cette dernière « âgés de 16 et 11 ans ».

La mère de famille avait porté plainte contre son conjoint, en octobre, pour des faits de violence. Elle avait « ensuite retiré sa plainte » et l’homme avait « contesté les faits ». « Faute d’autre élément probant », la procédure avait été classée sans suite par le parquet de Béthune.