Disparition de Lucas Tronche : « On garde espoir », confie sa maman cinq ans après

TEMOIGNAGE L'adolescent a disparu le 18 mars 2015, à Bagnols-sur-Cèze

Propos recueillis par Nicolas Bonzom

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Lucas, disparu il y a cinq ans et Nathalie, sa maman.
Lucas, disparu il y a cinq ans et Nathalie, sa maman. — Famille Tronche
  • Lucas Tronche a disparu le 18 mars 2015, alors qu’il devait se rendre à la piscine, à Bagnols-sur-Cèze. Depuis, l’adolescent n’a plus donné aucune nouvelle.
  • La police poursuit les investigations, même si aucune piste sérieuse n’a permis de mettre les enquêteurs, pour l’instant, sur la trace du jeune homme.
  • « Forcément quelqu’un a des informations qui pourraient être utiles pour le retrouver », confie sa maman, Nathalie Tronche, cinq après sa disparition.

Cela fait cinq ans, ce mercredi, que Lucas Tronche a disparu. Le 18 mars 2015, cet adolescent de 15 ans quittait sa maison, à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, avec son sac à dos. Il devait se rendre à la piscine. Depuis, il n’a plus donné aucune nouvelle, et aucune piste n’a permis de mettre les enquêteurs sur sa trace. Cinq après la disparition de l’adolescent, Nathalie Tronche, sa maman, se confie à 20 Minutes.

Cinq ans après, comment vous sentez-vous ?

C’est une date compliquée à vivre. En plus, c’est mercredi aujourd'hui, et c’est un mercredi qu’il a disparu. C’est difficile, et chaque année, ça l’est encore plus. Il faut arriver à rester positif, à se dire que l’on va réussir, un jour, à savoir où est Lucas.

Vous pensez toujours que quelqu’un sait forcément quelque chose, quelque part ?

Oui. Forcément, quelqu’un a des informations qui pourraient être utiles pour le retrouver. Tous les scénarios sont ouverts. Nous savons seulement qu’il est parti volontairement de la maison, sans vouloir aller à la piscine, et qu’il s’est éloigné de la maison à pied. Après, on ne sait pas. La police a essayé de vérifier la thèse de l’accident, du suicide… On ne sait pas ce qu’il a fait, où il est allé, s’il a fait une mauvaise rencontre…

Aujourd’hui, où en est l’enquête ?

Elle se poursuit. J’ai encore eu les policiers hier [mardi]. La médiatisation, c’est important. A un moment donné, il y aura le bon coup de fil, quelqu’un qui va appeler, qui va permettre de trouver le bout de la ficelle qui va permettre de dérouler la pelote.

Vous avez indiqué vouloir désormais vous mettre en retrait. Mais le soutien citoyen autour de la disparition de votre fils depuis cinq ans, il est important, pour vous ?

Le soutien citoyen, c’est très important pour nous. Nous remercions tous ces gens, qui spontanément, se consacrent à la disparition de Lucas, depuis cinq ans. Les gens sont mobilisés, ils continuent à diffuser des autocollants [qui relaient l’appel à témoins]. Nous avons beaucoup de témoignages de soutien. Il ne faut pas se décourager.

Des bénévoles affichent des avis de recherche pour retrouver Lucas, disparu en 2015.
Des bénévoles affichent des avis de recherche pour retrouver Lucas, disparu en 2015. - N. Bonzom / Maxele Presse

Vous avez toujours un espoir, aujourd’hui ?

Oui, on garde espoir. Nous aimerions tellement qu’il revienne. Ce serait tellement bien s’il était quelque part, libre. Aujourd’hui, nous avons notre vie, avec nos deux autres enfants. Nous essayons d’avoir la vie la plus normale possible. Mais il manque un morceau de la famille, c’est sûr. Il faut que l’on sache. C’est très difficile de ne pas savoir. Lorsque l’on perd un enfant, on peut faire son deuil. Nous, on ne peut pas.

Pour toute information susceptible de faire progresser les investigations, le SRPJ de Montpellier est disponible au 04 67 99 35 97. Un numéro de libre écoute, auprès de l’association pour retrouver Lucas, a également été ouvert, au 06 48 36 05 01.