Manche : Le porte-avions « Charles de Gaulle » aide un plaisancier allemand en galère

FAITS DIVERS Un démineur et un porte-avions pour assister un petit voilier échoué sur l’île Pelée

Mikaël Libert

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Le porte-avion Charles de Gaulle, à Toulon, en novembre 2018.
Le porte-avion Charles de Gaulle, à Toulon, en novembre 2018. — CHRISTOPHE SIMON / AFP / POOL

Les grands moyens. Mardi, un voilier de plaisance victime d’une avarie dans la Manche a reçu l’aide de la Marine nationale a-t-on appris auprès de la préfecture maritime. Rien de moins que les moyens du Charles de Gaulle et d’un bâtiment de déminage ont été déployés pour assister le navigateur.

Mardi soir, peu avant 22h, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Jobourg a été avisé qu’un tir de fusée rouge a été observé dans le secteur de l’île Pelée, au large de Cherbourg, dans la Manche. Le signal de détresse a été envoyé par un voilier de plaisance battant pavillon allemand. Le Cross a relayé l’appel de détresse à l’intention des navires croisant dans ce secteur afin qu’ils se portent au secours du petit bateau.

Un sauvetage express en moins d’un quart d’heure

Le message Mayday a été intercepté par deux bâtiments de la Marine nationale. Le navire démineur Vulcain d’abord, qui a aussitôt envoyé au-devant du voilier une embarcation semi-rigide. Puis par le porte-avions Charles de Gaulle. Ce dernier a dérouté vers l’île Pelée un de ses hélicoptères qui était en mission d’entraînement.

Moins d’un quart d’heure après le déclenchement des opérations de secours, l’embarcation envoyée par le Vulcain a rejoint le voilier. Le bateau, avec une seule personne à bord, présente une avarie moteur après son échouement au niveau de l’île Pelée. La coque et l’hélice ont été inspectées par un plongeur de la Marine nationale qui n’a rien relevé d’alarmant. Avec l’aide des militaires, le moteur du voilier a pu être redémarré et c’est escorté par le bâtiment militaire que le plaisancier allemand a pu rejoindre le port de Cherbourg.