Toulouse : Des agents de sécurité blessés dans une fusillade au Mirail

VIOLENCES Des coups de feu ont éclaté ce mercredi matin dans le quartier de la Reynerie à Toulouse. La fusillade a fait six blessés légers, des agents de sécurité travaillant pour un organisme HLM

H. Ménal, B. Colin et N. Stival

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Les coups de feu ont éclaté cheminement Auriacombe.
Les coups de feu ont éclaté cheminement Auriacombe. — B. Colin - 20 Minutes

Des coups de feu ont éclaté peu après 10 h, ce mercredi, dans le quartier de La Reynerie à Toulouse. Les pompiers ont indiqué avoir pris en charge sept personnes, dont six blessés « par des balles de petit calibre », sans que leurs jours soient en danger au bas d'un immeuble du cheminement Auriacombe. Les forces de l’ordre étaient sur place en nombre, une équipe cynophile notamment.

Les personnes visées, blessées aux jambes, sont des agents de sécurité du bailleur HLM public Toulouse Métropole Habitat. « Ce sont les Tchétchènes qu’ils ont pris pour cible », commente un jeune homme regardant de loin les va-et-vient des policiers devant l’immeuble au pied duquel ont eu lieu les tirs. Cet habitant fait référence à la nationalité d’une partie des agents de « L’Azuréenne de protection », la société marseillaise à qui Toulouse Métropole Habitat a confié en 2018 la surveillance de son parc de logements sociaux.

Selon une porte-parole du bailleur social, qui a organisé une réunion de crise en début d’après-midi, ces agents de prévention sont une quinzaine à « tourner » tous les jours au pied des immeubles du secteur. Ce mercredi, ils intervenaient dans la résidence « Petit d’Indy », située au 21 du cheminement Auriacombe, « pour sécuriser une intervention technique », précise Toulouse Métropole Habitat pour qui « les raisons de ces coups de feu restent pour le moment inconnues ».

Le cheminement Louis-Auriacombe à Toulouse.
Le cheminement Louis-Auriacombe à Toulouse. - Maps4News

Au cours de la matinée, trois jeunes ont été interpellés, dans la rue, dont un relâché rapidement. En fin de journée, le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzéari, confirmait qu’une personne se trouvait toujours en garde à vue. A priori, il ne s’agirait pas du tireur, mais d’un tiers impliqué.

« Ça craint de plus en plus ici, ce n’est pas la première fois que ça arrive », commente une quadragénaire. Cette dernière fait référence à une précédente fusillade qui avait eu lieu exactement au même endroit en juillet 2017. Ce jour-là, un homme dissimulé sous une burka avait caché son arme dans une poussette. Il avait alors dégainé son arme et poursuivi un jeune de 27 ans qu’il avait abattu avant de prendre la fuite. Sept autres personnes avaient été blessées dans cette fusillade. Il s’agissait d’un règlement de compte lié au trafic de drogue.