Orne : Cinq ans de prison pour le conducteur d’un « go fast » stoppé après une course-poursuite de 300 km

TRAFIC Le conducteur de ce « go fast » a traversé quatre départements à 170 km/h avec les gendarmes à ses trousses, pendant 1h45

20 Minutes avec agence
Des motards de la gendarmerie avaient pris en chasse le véhicule sur l'autoroute (illustration).
Des motards de la gendarmerie avaient pris en chasse le véhicule sur l'autoroute (illustration). — FRED SCHEIBER/SIPA

Le tribunal correctionnel d’Alençon (Orne) a jugé ce jeudi un automobiliste qui s’était engagé dans une course-poursuite avec les gendarmes, le 16 janvier 2019. Le conducteur de la Clio, qui transportait 33 kilos de cannabis, avait été pris en chasse à Poitiers (Vienne) et finalement intercepté à Cerisé, dans l’Orne.

Le fuyard roulant à plus de 170 km/h a ainsi parcouru 300 kilomètres à travers quatre départements pendant 1h45, précise Actu.fr.

Une voiture lui ouvrait la route

Le prévenu, originaire de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), revenait d’Espagne avec la drogue à bord de son véhicule. Une partie était dissimulée dans les ailes de la voiture, une autre avait simplement été placée dans le coffre. Des images de vidéosurveillance montrent que sur son trajet, la Clio était précédée d’une Audi A1 chargée de lui ouvrir la route, une pratique utilisée lors des go fast.

Le chauffeur de cette Aude a été identifié et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Le conducteur normand a, lui, refusé pour sa part de communiquer les noms des commanditaires de l’opération.

45.000 euros de marchandises

Lors de la course-poursuite, le suspect n’a pas hésité à slalomer entre les véhicules, rouler sur la bande d’arrêt d’urgence et le terre-plein central des autoroutes A10 et A28 ou encore percuter deux barrières de péage. Il a été interpellé après la crevaison de l’un de ses pneus. « Il y en avait pour 45.000 euros de marchandises », a déclaré le prévenu.

L’homme a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis. Cette peine est assortie d’une obligation d’indemniser les gendarmes et douaniers, d’une amende de 165.000 euros et d’une mise à l’épreuve de deux ans.