Coronavirus : 40.000 masques périmés saisis dans le Val-de-Marne, trois suspects interpellés

TRAFIC Ces individus sont suspectés d’avoir effacé au dissolvant la date de péremption imprimée sur les matériels de protection – septembre 2012 – dans le but de les revendre

Thibaut Chevillard

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Les masques ont été saisis à Maison-Alfort (Val-de-Marne)
Les masques ont été saisis à Maison-Alfort (Val-de-Marne) — DR

Certains comptent bien profiter du coronavirus et de l’inquiétude qui s’empare du pays pour faire des affaires. Quitte à arnaquer les gens. Trois personnes ont été interpellées ce jeudi à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, suspectées d’être impliqués dans un trafic de masques médicaux périmés, apprend 20 Minutes de sources concordantes. Les policiers ont saisi pas moins de 40.000 matériels de protection qu’ils comptaient revendre à des particuliers. Agés d’une vingtaine d’années, les trois suspects ont été placés en garde à vue.

Tout commence jeudi matin. Une femme d’une cinquantaine d’années signale aux policiers que des personnes travaillant pour une société installée au rez-de-chaussée de son immeuble ont déchargé des cartons d’une camionnette jusqu’à 4h du matin. Elle a constaté qu’elles jetaient des boîtes vides de masques FFP2 dans de grands sacs-poubelle. La date de péremption inscrite sur ces boîtes est septembre 2012. Finalement, les policiers ont intercepté trois individus en flagrant délit. 

2 kg d’herbe de cannabis saisis

Outre les masques, les agents ont saisi du dissolvant qui servait vraisemblablement aux suspects à faire disparaître la date de péremption sur les masques. Selon les informations de 20 Minutes, ces derniers auraient été achetés 1 euro à l’unité à Marseille. Par ailleurs, toujours selon nos informations, l’un des trois suspects interpellés était en possession d’une mallette contenant 2 kg d’herbe de cannabis. Selon lui, l’herbe ne contenait pas de THC, une molécule interdite en France. Des analyses sont en cours.