Guadeloupe : Le corps d’une femme coincé en chambre froide depuis deux ans

IMBROGLIO ADMINISTRATIF Faute de délivrance d’un permis d’inhumer par les autorités guadeloupéennes, la dépouille a été conservée par une entreprise de pompes funèbres

20 Minutes avec agence
Une chambre froide (illustration).
Une chambre froide (illustration). — Pedro Pardo AFP

Une Marocaine décédée aux Abymes (Guadeloupe) le 4 janvier 2018 va être inhumée après deux ans d’attente. Faute d’autorisation officielle, son corps se trouvait toujours dans la chambre froide des pompes funèbres.

L’entreprise réclame aujourd’hui à la ville 82.150 euros de frais de conservation de la dépouille. Le permis d’inhumer a finalement été délivré par les autorités ce vendredi, soit deux jours après la diffusion d’un reportage sur le sujet par Guadeloupe La Première.

Un permis d’inhumer enfin délivré

La société de pompes funèbres et le centre communal d’actions sociales dont dépendait la défunte se renvoyaient la responsabilité de la situation. L’élue en charge de l’institution affirmait que l’entreprise n’avait pas entrepris les démarches administratives nécessaires. Les pompes funèbres expliquaient avoir de leur côté contacté une multitude d’interlocuteurs, en vain.

L’entreprise a fini par saisir la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre le 5 février dernier, expliquant les différentes démarches engagées et réclamant le permis d’inhumer. Ce dernier a été délivré mais le différend concernant les frais de conservation du corps n’a toujours pas été résolu. La défunte était née en 1964 à Meknès (Maroc) et vivait dans la précarité. Elle logeait dans un squat au moment de sa mort. Aucun proche ne s’est manifesté après sa mort.