Villefranche-sur-Saône : Un détenu soupçonné d'avoir agressé un surveillant avec «un stylo aiguisé»

RECIDIVE L’homme était placé en quartier disciplinaire à la prison de Villefranche-sur-Saône après une première agression à l’arme blanche à la maison d’arrêt de Lyon Corbas

E.F.

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Au sein de la prison de Villefranche-sur-Saône. Illustration.
Au sein de la prison de Villefranche-sur-Saône. Illustration. — Jean-Philippe Ksiazek AFP
  • Un détenu de la maison de d’arrêt de Villefranche-sur-Saône est soupçonné d’avoir agressé un surveillant samedi.
  • Il aurait simulé une tentative de suicide avant de sortir un « stylo aiguisé ».
  • L’homme avait été transféré après une agression présumée, assez similaire, dans un autre établissement.

Comme lors de la première agression qu’on lui reproche, il aurait visé le cou de la victime. Samedi midi, un surveillant pénitentiaire a été agressé au sein de la prison de Villefranche-sur-Saône (Rhône) par un homme, déjà suspecté de violences à la maison d’arrêt de Lyon Corbas survenues début février.

Selon le syndicat Ufap-Unsa qui rapporte ces faits ce lundi, le détenu aurait simulé une tentative de suicide samedi, s’écorchant le bras droit, pour être emmené à l’infirmerie de la prison de Villefranche. Une maison d’arrêt où il a été transféré récemment et admis au quartier disciplinaire après les violences présumées perpétrées à Corbas.

Après avoir été soigné samedi, le suspect aurait « sorti de ses sous-vêtements une arme artisanale, un stylo aiguisé, et aurait directement tenté de porter des coups à la gorge et au cou du premier surveillant, à plusieurs reprises sans aucun mot et avec une grande détermination », détaille le syndicat.

Un personnel « choqué »

Les surveillants présents ont alors déclenché l’alarme et porté secours immédiatement à leur collègue, agressé en présence de trois infirmières et un médecin « qui ont été
choqués par la violence de cette agression », souligne l’Ufap. Les personnels de surveillance ont subi 8 et 7 jours d’ITT et trois sont en arrêt depuis les faits.

Le 4 février, ce même détenu s’en serait pris à une surveillante stagiaire de la prison de Lyon-Corbas en la blessant à la nuque, puis au visage avec un couteau de « type opinel ». L’Ufap-Unsa, qui déplore la gestion de ce détenu par l’administration pénitentiaire et la manque de personnel le jour de l’agression, dénonce ce lundi une « mise en danger du personnel de la part de l’employeur ». Le syndicat a exigé l’ouverture d’une enquête du CHSCT départemental sur « ce qui a mené au renouvellement d’un tel geste de la part de ce détenu ».

Contactée par 20 Minutes, l’administration pénitentiaire n’a, pour l’heure, pas pu être jointe.