Saint-Tropez : Un ouvrier découvre des pierres précieuses et un diamant dans un ancien presbytère

EUREKA ! Un ouvrier a découvert plus de soixante pierres précieuses et un diamant, lors de travaux dans un ancien presbytère de Saint-Tropez. Il a déposé plainte après la disparition du diamant

J.S.-M.

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Un expert étudie un diamant, en février 2012 à Bordeaux (photo d'illustration).
Un expert étudie un diamant, en février 2012 à Bordeaux (photo d'illustration). — SEBASTIEN ORTOLA
  • Un ouvrier a découvert des rubis, émeraudes, saphirs et un diamant dans la cheminée d’un ancien presbytère, à Saint-Tropez (Var).
  • Ce jeune inventeur, qui se trouve actuellement en Algérie, affirme s’être fait voler le diamant par un avocat.

« C’est une histoire rocambolesque… Mais c’est une belle histoire ! » Ce bijoutier de Saint-Raphaël ne nous aidera pas à éclaircir le mystère, mais il s’enthousiasme. Il fait peut-être partie des personnes qui ont vu le trésor de l’ancien presbytère de Saint-Tropez (Var). Plus de soixante pierres précieuses et un diamant ont été découverts le 22 janvier par un ouvrier, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information de Var-Matin. Des rubis, émeraudes, saphirs et un diamant étaient rangés dans des boîtes de cigarillos, dissimulées dans une cheminée.

Courant janvier, notre bijoutier anonyme se souvient de la visite d’un client plutôt secret, voire un peu parano, qui lui fait entr’apercevoir quelques pierres précieuses. « Je lui ai dit que dans ces cas-là, il faut faire les choses correctement. Je lui ai conseillé d’aller déclarer les pierres au commissariat et en mairie », raconte l’expert, qui n’a pas eu de nouvelles depuis.

Le diamant a-t-il été volé ?

L’affaire a, entre-temps, connu plusieurs rebondissements. Le jeune ouvrier, qui a bien déclaré sa découverte en gendarmerie, dit s’être fait voler le diamant par un avocat de Saint-Raphaël. « Une plainte a été déposée mais elle a été classée sans suite », indique à 20 Minutes un porte-parole de la gendarmerie nationale.

« L’inventeur » du trésor est quant à lui parti en Algérie, son pays d’origine. « Il n’a pas pris la fuite, il reste localisé et joignable », précise une source proche du dossier, qui glisse qu’un « litige » oppose également l’inventeur du trésor au nouveau propriétaire du presbytère, un homme d’affaires belge.

Le préfet de région saisi

Selon l’article 716 du Code civil, la propriété d’un trésor est partagée entre l’inventeur de ce dernier et le propriétaire du terrain. « Les deux conditions principales de la définition d’un trésor sont le caractère fortuit de la découverte et le fait que personne ne puisse en revendiquer la propriété », précise toutefois le ministère de la Culture sur son site. L’Etat a de nombreuses prérogatives lors de la découverte d’un trésor. Il peut, notamment, étudier les objets découverts pendant cinq ans. Le préfet de région a été saisi par la ville de Saint-Tropez. Il n’a pas communiqué de réponse pour l’instant.

Sollicitée par 20 Minutes, la Direction régionale des affaires culturelles n’était pas joignable, ce mardi matin. Le diocèse de Fréjus-Toulon, à qui appartenait le presbytère avant sa vente en 2017, n’a pas non plus répondu à nos sollicitations.