Marseille : L’IGPN saisie après la mort d’un jeune homme, tué lors d’une course-poursuite avec la police

FAITS DIVERS L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après la mort d’un jeune homme, ce vendredi, dans une cité de Marseille. Il a été tué par un policier lors d’une course-poursuite

J.S.-M.

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Des policiers de la BAC (brigade anti criminalité), lors d'une manifestation à Nantes, en mars 2018 (photo d'illustration).
Des policiers de la BAC (brigade anti criminalité), lors d'une manifestation à Nantes, en mars 2018 (photo d'illustration). — L. Venance / AFP
  • Un jeune homme de 18 ans a été tué par un policier lors d’une course-poursuite, vendredi soir, à Marseille.
  • Il était soupçonné de braquage par la brigade anticriminalité.
  • L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie par la procureure de la République.

Un jeune homme de 18 ans a été tué vendredi soir lors d’une course-poursuite avec la police, aux abords de la cité des Marronniers, dans le 14e arrondissement de Marseille, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information de La Provence.

Les marins-pompiers n’ont pas pu réanimer le jeune Mehdi, qui se trouvait à leur arrivée en arrêt cardio-respiratoire après avoir été touché par le tir d’un policier de la brigade anticriminalité.

Un collectif dénonce un « meurtre commis par la police »

Un équipage de la brigade anticriminalité (Bac) avait pris en chasse ce jeune homme et au moins deux autres personnes après le braquage d’un magasin Lidl situé dans le 4e arrondissement de Marseille.

« On nous parle d’un braqueur, nous, on vous parle d’un petit frère du quartier à qui la vie n’a pas fait de cadeau », écrit sur Facebook le Collectif des habitants de la Maison Blanche, la cité d’où était originaire de jeune Mehdi. Ce collectif dénonce un « meurtre commis par la police. » Toujours selon ce collectif, les témoins de la scène affirment « qu’il [Mehdi] n’a pas levé l’arme sur [les policiers] et qu’ils lui ont tiré dessus et l’ont frappé au sol, malgré [ses] blessures, avec des phrases du style "on t’a eu." »

L’IGPN saisie par la procureure

La préfecture de police de Marseille indique au contraire que le jeune homme a « braqué les fonctionnaires de police à l’aide d’un fusil à pompe ». Un des policiers a alors décidé de « faire feu à deux reprises », touchant le jeune homme aux jambes et à l’abdomen.

La nouvelle procureure de Marseille Dominique Laurens annonce qu’une enquête judiciaire « sur les conditions d’usage des armes » a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale. Une enquête pour vol à main armée en bande organisée et tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique a été confiée aux agents de la police judiciaire de Marseille.