Bouches-du-Rhône : Un représentant syndical CGT de la centrale à charbon de Gardanne en garde à vue

ENQUETE Un représentant CGT de la centrale à charbon de Gardanne, en grève depuis décembre 2018, a été placé en garde à vue pour « menaces de mort » envers la direction

Mathilde Ceilles

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Gardanne le 22 septembre 2011 - La centrale thermique
Gardanne le 22 septembre 2011 - La centrale thermique — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Ce mercredi, un représentant syndical CGT de la centrale thermique de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône​, a été entendu par les gendarmes d’Aix-en-Provence et placé en garde à vue pour « menaces de mort » envers la direction du site, a appris 20 Minutes de sources concordantes.

Pour rappel, la centrale à charbon de Gardanne est sous le coup d’une fermeture définitive, conformément à une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Cette annonce a engendré un conflit social sur le site, au point qu’une grève, menée par la CGT, qui porte un autre projet, est en cours depuis décembre 2018.

La gare de Gardanne bloquée

« On a pris trois propos sortis comme ça mais on ne sait même pas exactement quels sont les faits, affirme Nadir Hadjali, secrétaire général CGT du site. Cette garde à vue est une mesure de répression globale. » En réponse, des militants CGT ont décidé d’occuper les voies de la gare SNCF de Gardanne.

« Un train a été supprimé, confirme une source au sein de la SNCF. Il a été mis en place un car de substitution et on ne peut pas actuellement circuler sur une partie du trajet entre Aix-en-Provence et Marseille. Nous attendons l’intervention de la gendarmerie. »