Alerte enlèvement à Angers : La maman soupçonnée a été retrouvée mais pas Vanille, l’enfant disparue

AVIS DE RECHERCHE La maman de Vanille a été retrouvée dans une chambre d’hôtel à Nantes

20 Minutes avec AFP

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Un panneau indiquant une alerte enlèvement. (archives)
Un panneau indiquant une alerte enlèvement. (archives) — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Nathalie Stéphan, la mère de Vanille, 1 an, pour laquelle une alerte enlèvement a été déclenchée, a été retrouvée tôt dimanche matin dans un hôtel de Nantes et placée en garde à vue, tandis que sa fille est toujours recherchée, a indiqué le procureur de la République d' Angers.

« La mère a été placée en garde à vue pour soustraction de mineur par ascendant. Le dispositif a permis ce matin de retrouver la maman dans un hôtel de la ville de Nantes, l’inquiétude est extrêmement grande car l’enfant n’a pas encore été retrouvée », a annoncé Eric Bouillard lors d’une conférence de presse, précisant que la mère avait laissé des indications à la police pour rechercher sa fille dans la région d’Angers.

Inquiétude encore vive

« Notre inquiétude est grande encore parce que l’enfant n’a pas été retrouvée dans le cadre des recherches qui sont conduites à la fois par la sécurité publique et le SRPJ d’Angers », a déclaré le procureur. La mère souffre de troubles psychologiques et doit prendre un traitement. Elle avait déjà soustrait une autre de ses filles mais l’avait finalement rendue.

Nathalie Stéphan, 39 ans, était hébergée depuis un an dans le centre maternel d’Angers, un foyer pour femmes enceintes et mères isolées, où elle pouvait continuer à accueillir régulièrement sa fille. Son enfant avait été confiée à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et placée dans une famille d’accueil par le juge des enfants. « Dans le cadre de ce placement éducatif elle pouvait voir sa mère pendant un temps donné de la semaine, cette semaine c’était 48 h qui était prévu », a ajouté le procureur, précisant qu'« aucun incident n’avait été noté ces dernières semaines ».

La mère avait quitté le foyer vendredi à 11 h et aurait dû ramener sa fille à 17 h 30 à sa référente de l’aide sociale à l’enfance.