Haute-Saône : Incarcéré pour s’en être pris aux médecins de son père malade

VENGEANCE L’homme a notamment incendié les voitures de certains des médecins de l’hôpital de Vesoul

20 Minutes avec AFP

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Dans une chambre d'hôpital. (illustration)
Dans une chambre d'hôpital. (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

Un homme soupçonné d’avoir vandalisé des véhicules de médecins de l’hôpital de Vesoul parce qu’il était mécontent de la prise en charge médicale de son père, a été incarcéré vendredi, a indiqué le parquet. Il sera jugé le 26 mars pour « dégradation par incendie », des faits pour lesquels il encourt dix ans d’emprisonnement.

Agé de 39 ans, le mis en cause a reconnu les faits lors de sa garde à vue, expliquant avoir agi « par vengeance », a expliqué le procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic. « Il avait identifié d’autres adresses de personnels hospitaliers et avait déjà fait des repérages. Ceci s’est arrêté parce qu’on l’a interpellé », a souligné le magistrat.

Déjà interdit de visite à l’hôpital

Le père de cet homme a été pris en charge par l’hôpital de Vesoul il y a huit mois dans un état critique, ne lui permettant plus de communiquer. Selon Emmanuel Dupic, le fils du patient « ne supporte pas l’état de son père. Il considère que l’hôpital est responsable de cet état et n’en fait pas assez ».

La situation entre le personnel hospitalier et la famille du malade s’est dégradée, avant de dégénérer, poussant plusieurs soignants, très émus par cette situation, à porter plainte pour « menaces » et « injures ». La direction du centre hospitalier a même fait le choix « d’interdire l’accès de l’hôpital à la famille en raison des menaces reçues par le personnel », souligne le procureur.

Protection des personnels soignants

Lundi, alors que l’homme venait d’être entendu par les policiers pour des menaces proférées et la dégradation d’une porte de l’hôpital, les quatre pneus de la voiture d’un médecin ont été crevés devant son domicile. Jeudi, la voiture d’un deuxième médecin a été incendiée.

Confronté au « caractère extrêmement préoccupant des faits » et à la « nécessaire protection des personnels soignants qui s’occupent du père », le procureur a requis et obtenu l’incarcération du suspect jusqu’à son procès. Une expertise psychologique de cet homme sans emploi et déjà condamné pour « outrage », sera réalisée.