Guadeloupe : Un quinquagénaire et sa maîtresse écroués après la mort d’une autre de ses amantes

AGRESSION La complice présumée de l’homme est passée aux aveux, contrairement au suspect principal qui nie tous les faits

20 Minutes avec agences

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Un agent de police. (illustration)
Un agent de police. (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

Deux personnes ont été mises en examen mercredi en Guadeloupe pour « assassinat et complicité d’assassinat » après la mort d’une femme à Baie-Mahault. Le meurtre a été commis « dans un contexte de couple adultérin en crise sur fond de jalousie », a expliqué le parquet de Pointe-à-Pitre.

Dina, une mère de famille de 54 ans, avait été retrouvée mortellement blessée à l’arme blanche dans sa voiture accidentée, ce lundi à Baie-Mahault. L’agresseur présumé, un vendeur de noix de coco de 50 ans, est un homme marié qui « entretenait plusieurs relations concomitantes », dont une avec la victime et une autre avec sa complice présumée.

Le septième féminicide de l’année ?

Le quinquagénaire a été placé en garde à vue lundi en fin d’après-midi. Sa complice présumée a été interpellée mardi soir. Tous les deux ont été placés en détention provisoire. L’homme est soupçonné « d’avoir porté les coups d’arme blanche principalement au niveau des jambes et notamment un coup de coutelas très profond qui a sectionné l’artère fémorale ».

L’homme nie les faits malgré un « très grand nombre d’éléments » accablants, selon le parquet. Son amante et complice présumée est, elle, passée aux aveux. Elle était « la conductrice du véhicule qui a pris en chasse la victime et qui est venue la percuter de façon à l’immobiliser », permettant au quinquagénaire de « procéder à l’agression mortelle ». La victime avait eu le temps d’appeler les secours.

L’agression serait préméditée : pendant le week-end, une série d’incidents montrent « une montée en pression de l’auteur qui s’est achevée par cette course-poursuite au milieu de la nuit », détaille le procureur. Cette affaire porte à au moins sept le nombre de féminicides présumés en France en 2020. En 2019, l’AFP avait recensé 126 cas de femmes tuées par leur compagnon ou ex, soit une femme tous les trois jours.