Epinal : Le principal suspect dans l’affaire des explosifs découverts dans un immeuble mis en examen et écroué

ENQUETE L’homme de 48 ans, fiché « S », a déjà été condamné à quatre reprises pour trafic de stupéfiants

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police circulant la nuit (illustration).
Une voiture de police circulant la nuit (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

L’homme de 48 ans arrêté la semaine dernière après la découverte d'engins explosifs artisanaux dans un immeuble d' Epinal a été mis en examen ce lundi par un juge antiterroriste et placé en détention provisoire, a-t-on appris de source judiciaire.

Ce suspect de nationalité marocaine a été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », « fabrication d’un engin explosif en relation avec une entreprise terroriste » et « détention et transport de produits explosifs ou de substances destinées à entrer dans la composition d’engins explosifs en vue de préparer des dégradations dangereuses ou des atteintes aux personnes, en relation avec une entreprise terroriste », a précisé cette source.

Il avait été interpellé jeudi à la suite d’une « visite domiciliaire » [une perquisition administrative]. Fiché « S » pour radicalisation, il a déjà été condamné à quatre reprises pour trafic de stupéfiants et était sorti de prison en mai 2018, selon une source proche du dossier.

Des relations avec le groupuscule islamiste Forsane Alizza

Suivi depuis plusieurs années, il est notamment connu pour ses relations avec le groupuscule islamiste Forsane Alizza, dissous en 2012 par le ministère de l’Intérieur. Il s’était vanté en décembre de savoir manipuler des explosifs, ce qui avait alerté les autorités, a souligné une autre source proche de l’enquête.

Au cours de la « visite domiciliaire », une cocotte-minute contenant de la poudre noire ainsi que des boulons, trois grenades à main artisanales remplies de poudre noire et de boulons, du matériel électrique et de la poudre noire avaient été découverts dans une cave, selon une des sources proches du dossier.

Les gardes à vue des deux autres suspects interpellés jeudi, sa compagne et un proche chez qui il se trouvait au moment de son arrestation, ont été levées dimanche, sans qu’ils fassent l’objet de poursuites.