Brest: Les sept individus soupçonnés de terrorisme transférés au siège de la DGSI

TERRORISME Ils ont été interpellés lundi à Brest. Les enquêteurs ont découvert des documents de propagande lors des perquisitions

C.A. avec AFP

— 

Illustration d'un agent du GIPN lors d'un exercice.
Illustration d'un agent du GIPN lors d'un exercice. — C. Allain / 20 Minutes

Ils ont quitté le Finistère pour Paris. Mercredi soir, les sept hommes interpellés lundi lors d’un coup de filet antiterroriste à Brest ont été transférés au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret, où leur garde à vue se poursuivait ce jeudi. Agés de 16 à 38 ans, les sept individus sont suspectés d'avoir préparé un projet «d'action violente» en France et envisageaient un départ vers la zone irako-syrienne. Ils ont été interpellés lundi lors d’une opération menée avec le GIPN et le RAID.

Le personnage central de cette affaire semble être un homme âgé d’une trentaine d’années, né en Syrie et arrivé en France en 2015 avec un passeport palestinien. Il avait obtenu le statut de réfugié, selon une source proche de l’enquête. Un commerçant brestois, responsable d’une boucherie halal, fait également partie des suspects. Ce dernier, comme plusieurs individus interpellés lundi, faisait l’objet d’une fiche S en raison de son appartenance à la mouvance islamiste radicale.

Condamné pour apologie du terrorisme

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, cet homme, âgé d’une trentaine d’années, avait été interpellé après avoir mimé un tir à l’arme automatique au passage d’une patrouille de police. Des images de propagande islamiste avaient alors été découvertes à son domicile. Il avait écopé de trois ans de prison avec sursis pour apologie du terrorisme. De nouveaux documents ont par ailleurs été saisis par les enquêteurs.

Interrogé sur BFMTV jeudi matin​, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez a rappelé que le risque terroriste demeurait « très élevé » en France en précisant que 60 attentats avaient été déjoués depuis fin 2013. « On saura à l’issue de ces investigations si nous avons eu, ou pas, le 61e », a-t-il indiqué.