Béziers : Le patient retrouvé mort près de l'hôpital avait dit son « intention de mettre fin à ses jours »

ENQUETE Le patient disparu en 2018 a été formellement identifié

N.B.

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Illustration de la police judiciaire.
Illustration de la police judiciaire. — E. Frisullo / 20 Minutes

Le corps, découvert le 11 janvier dernier dans une haie près de l’hôpital de Béziers, est bien celui d’un patient porté disparu le 26 octobre 2018. L’examen de comparaison dentaire pratiqué vendredi a permis d’identifier formellement cet homme, rapporte Raphaël Balland, le procureur de la République.

Le patient avait été partiellement identifié en début de semaine, grâce, notamment, à la découverte « à son poignet d’un bracelet nominatif provenant du service duquel il avait fugué, des vêtements identiques à ceux qu’il portait le jour de sa disparition et des constatations médico-légales effectuées par les médecins légistes compatibles avec sa maladie », indiquait le représentant du parquet.

Il avait l’intention de mettre fin à ses jours

L’enquête, diligentée en octobre 2018 par la police dans le cadre de cette disparition inquiétante, rapporte « que le patient disparu se savait médicalement condamné et qu’il avait annoncé à ses proches son intention de mettre fin à ses jours. Les vidéosurveillances attestent que le patient avait quitté l’hôpital à 7h du matin par l’entrée principale le 25 octobre 2018, tout en laissant ses affaires personnelles dans sa chambre, y compris son téléphone, à l’exception d’un Opinel retrouvé par le médecin légiste à proximité immédiate du corps. »

Des recherches avaient été organisées le 26 octobre 2018, près de l’hôpital. Une vingtaine de policiers, un chien et des personnels de l’hôpital, avaient participé à cette battue, en vain. Un appel à témoins avait été lancé, et des investigations avaient été faites auprès de la banque du disparu, de la société de transport des bus desservant l’hôpital ainsi qu’à la gare SNCF. Là encore, sans succès.

On ne connaît pas les causes précises de sa mort

L’autopsie du corps, effectuée mardi par l’institut médico-légal de Montpellier, n’a pas permis de déterminer les causes précises du décès de cet homme. Toutefois, notait en début de semaine le parquet, l’examen du squelette exclut la présence de toute fracture mortelle.

Les conclusions de l’enquête vont donc être transmises au parquet de Béziers en vue d’un classement sans suite, en l’absence d’éléments permettant de suspecter que ce patient aurait été victime d’une infraction pénale, conclut le procureur de la République.