Béziers : Le corps découvert près de l'hôpital serait bien celui d'un patient porté disparu en 2018

ENQUETE Selon le parquet, l'homme disparu se « savait condamné »

Nicolas Bonzom

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Un panneau, près d'un hôpital (illustration)
Un panneau, près d'un hôpital (illustration) — GILE MICHEL/SIPA

L’homme, dont le corps a été retrouvé le 11 janvier dans une haie, sur le parking de l'hôpital​ de Béziers (Hérault), serait bien celui d’un patient, disparu le 25 octobre 2018, indique Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers.

Selon le représentant du parquet, plusieurs éléments confirment cette hypothèse, « notamment la découverte à son poignet d’un bracelet nominatif provenant du service duquel il avait fugué, des vêtements identiques à ceux qu’il portait le jour de sa disparition et des constatations médico-légales effectuées par les médecins légistes compatibles avec sa maladie ». Un examen dentaire comparé au dossier du dentiste du patient disparu devrait confirmer cette identification dans les prochains jours.

« Le patient se savait condamné »

Par ailleurs, le procureur indique que l’enquête, diligentée en octobre 2018 par la police dans le cadre de cette disparition inquiétante, rapporte « que le patient disparu se savait médicalement condamné et qu’il avait annoncé à ses proches son intention de mettre fin à ses jours. Les vidéosurveillances attestent que le patient avait quitté l’hôpital à 7h du matin par l’entrée principale le 25 octobre 2018, tout en laissant ses affaires personnelles dans sa chambre, y compris son téléphone, à l’exception d’un Opinel retrouvé par le médecin légiste à proximité immédiate du corps. »

Des recherches avaient été organisées le 26 octobre 2018, près de l’hôpital. Une vingtaine de policiers, un chien et des personnels de l’hôpital, avaient participé à cette battue, en vain. Un appel à témoins avait été lancé, et des investigations avaient été faites auprès de la banque du disparu, de la société de transport des bus desservant l’hôpital ainsi qu’à la gare SNCF. Là encore, sans succès.

L’autopsie du corps, effectuée mardi par l’institut médico-légal de Montpellier, n’a pas permis de déterminer les causes précises du décès de cet homme. Toutefois, note le parquet, l’examen du squelette exclu la présence de toute fracture mortelle. Aucune piste criminelle ne peut être sérieusement envisagée, indique Raphaël Balland.