Tarn : Il avait dérobé un million d’euros de diamants, un « voleur aux mains d’or » bientôt jugé

ESCROQUERIE Des escrocs de nationalité roumaine avaient monté un stratagème très ingénieux pour dérober trois diamants d’une valeur de plus d’un million d’euros à Mazamet, dans le Tarn

20 Minutes avec AFP

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Des diamants. Illustration.
Des diamants. Illustration. — Carmule / Pixabay
  • Trois personnes seront jugées début mars à Castres, dans le Tarn, pour le vol de trois diamants d’une valeur supérieure à un million d’euros, en août 2017 à Mazamet.
  • Parmi eux se trouve un « voleur aux mains d’or », surnommé ainsi pour son habileté.

Le procès est prévu le 3 mars, à Castres, dans le Tarn. Trois personnes seront jugées pour le vol de trois diamants estimés à plus d’un million d’euros, survenu en août 2017 dans la ville voisine de Mazamet. Après des mois d’enquête, les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie, basés à Toulouse, avaient retrouvé la trace des escrocs, de nationalité roumaine.

Le couple de faux acheteurs a été arrêté en octobre 2017 à Nice, leur complice le mois suivant à Modane, en Savoie, en possession d’un faux diamant. Il devait toucher 50.000 euros pour le vol.

Celui-ci s’était présenté comme un expert mandaté par les acheteurs chez un négociant en pierres précieuses de Mazamet qui lui avait présenté les diamants, propriétés d’un Indien, Nishit Shah. Les pierres précieuses avaient été placées dans une boîte sous scellés, en possession du vendeur, le temps qu’il reçoive un virement bancaire d’1,1 million de dollars.

Un mode opératoire connu des polices européennes

Le lendemain, en l’absence de virement sur son compte, le négociant avait ouvert la boîte, vide. Les diamants avaient été dérobés lors du rendez-vous de la veille. « C’est un procédé classique, c’est ce qu’on appelle un voleur aux mains d’or, des experts internationaux doués pour subtiliser des objets de valeur », précise à l’AFP une source proche de l’enquête, selon laquelle ces modes opératoires sont connus des polices européennes.

Ce rendez-vous à Mazamet était le troisième entre les différentes parties, après deux premières rencontres, en avril 2017 lors d’un salon diamantaire à Monaco puis en juin à Milan. Le couple de Roumains s’était présenté, sous un faux nom, comme de riches Arméniens désireux d’investir dans des pierres précieuses. Lors de leur arrestation, des montres et des voitures de luxe, pour une valeur de 150.000 euros, avaient été retrouvées à leur domicile. Le couple trafiquait faux et vrais bijoux et payait souvent avec des faux billets.

Le commanditaire toujours recherché

Le commanditaire de l’escroquerie, un Serbe vivant en région parisienne, n’a pas encore été interpellé. Un mandat d’arrêt international a été émis. Sa maison de Bondy, estimée à 700.000 euros, a été saisie.

La victime, le négociant indien, ne sera pas au procès. Il est mort en 2018 d’une crise cardiaque, à Bombay.