Lyon : Une bombe lacrymo explose sur la fenêtre de jeunes filmant une manifestation, « un tir accidentel » assure la police

POLEMIQUE Le tir n’a fait aucun blessé mais a provoqué une forte fumée dans l’appartement des jeunes qui filmaient samedi la manifestation contre la réforme des retraites à Lyon

E.F. avec AFP

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Un «gilet jaune» se protège des gaz lacrymogènes (illustration).
Un «gilet jaune» se protège des gaz lacrymogènes (illustration). — Philippe LOPEZ / AFP

La vidéo de l’incident, qui n’a fait aucun blessé, s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Une enquête a été ouverte à Lyon selon Le Parisien après un tir de lacrymogène qui a atteint samedi, dans le centre-ville, la fenêtre de jeunes qui filmaient la manifestation contre la réforme des retraites. Une information confirmée ce dimanche par le parquet de Lyon.

Sur la vidéo diffusée sur Twitter par l’une des jeunes dont la fenêtre du logement a été touchée, on voit un projectile atteindre un étudiant filmant les débordements qui ont émaillé la manifestation lyonnaise.

Face à la polémique, la police s’exprime

Selon les occupants de ce logement situé au quatrième étage d’un bâtiment de la rue de la Barre, après l’explosion, l’engin est retombé dans l’appartement avant d’être renvoyé à l’extérieur par un des jeunes. Beaucoup de fumée s’est ensuite répandue dans le logement, contraignant les étudiants, qui étaient en train de réviser leurs partiels, à quitter les lieux pour ne pas suffoquer. Aucun d’eux n’a été blessé.

Les jeunes ont porté plainte après cet incident et une enquête a été ouverte, selon le Parisien, pour faire la lumière sur les circonstances de ce tir, vivement critiqué depuis samedi sur les réseaux sociaux. En réponse à la polémique et aux étudiants, convaincus d’avoir été visés volontairement par un membre des forces de l’ordre, la police nationale du Rhône a assuré ce dimanche sur son compte Twitter que « si un tir a pu toucher accidentellement le balcon d’un immeuble, il n’y a eu aucune velléité de l’atteindre ».

L’enquête en cours a été confiée au pôle de commandement discipline et déontologie de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), selon le parquet.