Le Mans : Deux mises en examen après le meurtre d’un migrant mercredi

ENQUETE Un homme « porteur d’un passeport irakien », âgée de 35 ans, avait été touché mortellement par balles mercredi

20 Minutes avec AFP
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Des véhicules de police (illustration).
Des véhicules de police (illustration). — T. Gagnepain / 20 Minutes
  • Un homme est décédé des suites de blessures par une arme à feu mercredi dernier en périphérie du Mans.
  • La piste du règlement de compte entre migrants est privilégiée.

Deux suspects ont été mis en examen et placés en détention samedi, après le meurtre mercredi d’un migrant en périphérie du Mans, a annoncé le procureur de la République de Rennes. « Deux mis en cause, âgés de 19 et 20 ans, de nationalité irakienne selon leurs explications » ont été déférés et « une information judiciaire du chef de meurtre en bande organisée » a été ouverte, a indiqué le procureur de Rennes Philippe Astruc, dans un communiqué.

Ils ont été mis en examen par un juge d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes et placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. La victime, un homme « porteur d’un passeport irakien » était âgée de 35 ans. L’autopsie a conclu à un « décès par arme à feu et la victime a été touchée d’un projectile unique d’arme de poing l’ayant atteint au cœur. » Les investigations se poursuivent « afin notamment de préciser le contexte des faits », ajoute le procureur.

Un « règlement de compte entre migrants » ?

Mercredi « peu avant 9h00, de nombreuses détonations d’arme à feu retentissaient à hauteur de l’ancienne scierie désaffectée tenant lieu de camp de migrants au début du chemin aux bœufs au Mans », indique-t-il. L’alerte avait été donnée par « l’appel au 17 d’un ouvrier travaillant à proximité ». Deux des agresseurs avaient été interpellés à l’arrivée de la police, quelques minutes après leur fuite à bord d’un véhicule. Le parquet de la Jirs de Rennes était saisi le lendemain. Selon le parquet rennais, les investigations conduites par le service régional de la police judiciaire (PJ) d’Angers et la direction départementale de la sécurité publique de la Sarthe ont permis de « déterminer la chronologie des faits à l’issue de l’audition de plusieurs dizaines de témoins et de nombreuses constatations et examens techniques réalisés ».

Alexandra Verron, procureur de la République du Mans avait indiqué dans un premier temps qu’une enquête du chef d’assassinat avait été ouverte par le parquet du Mans. Et mercredi, une source proche de l’enquête affirmait qu’il s’agissait d’un « règlement de compte entre migrants ». Ces migrants, qui seraient principalement Kurdes, squattent un local désaffecté, situé à 50 m de la piste du circuit automobile du Mans, dans le fameux virage « Tertre Rouge », avait pu constater un photographe de l’AFP.