Restos du cœur cambriolés à Perpignan : « Comment peut-on voler les plus pauvres ? »

FAITS DIVERS Pour la troisième fois en moins d’un an, un local des Restos du cœur des Pyrénées-Orientales a été fracturé et les denrées alimentaires qui y étaient entreposées, volées

Jérôme Diesnis

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C'est le troisième local des Restos du cœur fracturé et dépouillé en moins d'un an dans les Pyrénées-Orientales
C'est le troisième local des Restos du cœur fracturé et dépouillé en moins d'un an dans les Pyrénées-Orientales — Tristan Reynaud/BCOMJS/SIPA

« Ils ont ouvert les cartons et se sont servis comme s’ils faisaient leurs courses. » Odile Brégand, présidente des Restos du cœur à Perpignan, est « révoltée ». Pour la troisième fois en moins d’un an, l’un des 22 centres de distribution dans les Pyrénées-Orientales appartenant à l’association fondée par Coluche, a été fracturé et les denrées alimentaires qui y étaient entreposées, subtilisées.

Cent kilos de viande, 80 barquettes de poisson surgelé, près de 1.200 yaourts, briques de soupe, 60 flacons de shampoing, 200 boîtes de pâté, 180 tablettes de chocolat, 480 portions de fromage, 88 kg de plats cuisinés, 80 paquets de café, salades au thon… L’ampleur du vol, qui s’est produit dans la nuit du 4 au 5 janvier, est importante. « Vu la quantité de produits volés, ce n’était pas pour remplir un frigo, mais pour faire de la revente », s’insurge Nelly Rocquet, la responsable de ce centre situé dans le quartier du Vernet, à Perpignan.

Les cadeaux des bénéficiaires aussi

« Il n’y a plus de respect. On s’en prend à nos centres et on vole de la nourriture que l’on offre aux plus nécessiteux. Mais comment peut-on voler les plus pauvres ? », s’alarme la présidente. Les cadeaux de Noël destinés aux enfants des bénéficiaires qui n’avaient pas encore été distribués ont été ouverts. Les voleurs ont subtilisé ceux qui étaient à leur goût.