Femme tuée par des chiens : Le mari de la victime conteste le maintien de son propre chien en fourrière

ENQUETE La famille d’Elisa P., tuée par des chiens en forêt, souhaite engager un avocat pour faire transférer son animal de compagnie, retenu dans une fourrière pour les besoins de l’enquête

Gilles Durand

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Illustration d'un american staff.
Illustration d'un american staff. — Gaelle Girbes/SIPA
  • Elisa P. avait été tuée par des chiens lors d’une balade en forêt, le 16 novembre 2019, dans l’Aisne.
  • Le chien de la victime, qui avait été retrouvé auprès d’elle, a été placé en fourrière pour les besoins de l’enquête.
  • La famille souhaite engager un avocat pour le faire transférer « dans une structure spécialisée dans la réadaptation de chiens traumatisés ».

« Un avocat spécialisé en droit animal va être engagé ». Le message apparaît, depuis fin décembre, sur la page Facebook de soutien à Elisa P., la jeune femme tuée par des chiens lors d’une balade en forêt, le 16 novembre 2019, à Saint-Pierre-Aigle, dans l’Aisne. La famille de la victime souhaite transférer le chien Curtis, retenu dans une fourrière à Beauvais, pour les besoins de l’enquête.

Ce chien, de race american staff, était, en effet, aux côtés d’Elisa P. lorsqu’elle a été retrouvée morte. Il est sous réquisition judiciaire à la fourrière de Beauvais, apprend-on sur les réseaux sociaux.

Procédure de chien mordeur

« On nous a parlé de quarantaine des suites de ses blessures mais un incident, indépendant du drame, aurait entraîné une procédure de chien mordeur et il doit prochainement passer une évaluation comportementale », poursuit le message sur Facebook.

La famille aimerait que l’animal intègre « une structure spécialisée dans la réadaptation de chiens traumatisés suivant des méthodes positives, afin qu’il puisse bénéficier d’un environnement serein et mieux adapté à sa situation ». Pour ce faire, elle compte faire appel à un avocat « engagé dans la cause animale ».

Analyses ADN demandées

Dans cette affaire, une enquête est toujours en cours. Des analyses ADN ont été demandées par la justice. Elles portent sur les 5 chiens que possédait la victime et sur 62 chiens de l’association Le Rallye de la passion, une équipe de chasse à courre​ qui se trouvait à proximité du drame.

Au départ, le procureur de Soissons, qui pilote l’enquête, avait parlé de prélèvements effectués sur 93 chiens.