Dreux : Le responsable de la mairie blessé par balle, en coma artificiel

AGRESSION « Un homme armé d’un fusil de chasse » a blessé par balle vendredi le directeur général des services, avant de se suicider

20 Minutes avec AFP

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Des policiers municipaux devant la mairie de Dreux le 3 janvier 2020, où le directeur général des services (DGS) a été blessé avec un fusil de chasse par un homme qui s'est ensuite suicidé.
Des policiers municipaux devant la mairie de Dreux le 3 janvier 2020, où le directeur général des services (DGS) a été blessé avec un fusil de chasse par un homme qui s'est ensuite suicidé. — AFP

Le responsable de la mairie de Dreux (Eure-et-Loir) blessé vendredi par le tir d’un homme qui s’est suicidé, a été placé en coma artificiel mais ses jours ne sont pas en danger, a indiqué, ce samedi, le procureur de la République de Chartres.

« C’est clairement un drame d’ordre privé » lié à une séparation, l’épouse du tireur, directrice des ressources humaines à la mairie, ayant annoncé à son mari, la veille, son intention de le quitter pour aller vivre avec son collègue, a indiqué Rémi Coutin, en marge d’une conférence de presse.

« Ses jours a priori pas en danger »

Armé d’un fusil de chasse qu’il avait caché sous son blouson, l’homme de 49 ans, chef de projet chez Dassault Systèmes en région parisienne et père de trois enfants, s’est présenté vers 9h30 à la mairie de Dreux pour demander un rendez-vous avec le directeur général des services (DGS). Le mari a finalement forcé le passage pour se rendre au bureau de son rival au premier étage. L’homme a ensuite ouvert le feu à une reprise, blessant le responsable de la mairie à la cuisse gauche, avant de se tirer une balle sous le menton, a expliqué le procureur. Le tireur, chasseur et tireur sportif, avait un permis de port d’armes.

« La victime, âgée de 51 ans, a été placée en coma artificiel jusqu’à lundi et ses jours ne semblent a priori pas en danger même si nous n’avons pas pu avoir de certificat médical écrit sur sa situation », a précisé Rémi Coutin, ajoutant que le décès de l’auteur des faits entraînait automatiquement l’extinction des poursuites pénales.