Haute-Vienne : Le petit-fils avoue avoir tué et démembré sa grand-mère

DRAME Le mobile du suspect, qui était venu passer le réveillon chez sa grand-mère, reste inconnu

20 Minutes avec AFP

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Des agents de police. (illustration)
Des agents de police. (illustration) — ISA HARSIN/SIPA

Un homme de 31 ans a été présenté vendredi à un juge d’instruction à Limoges, après avoir avoué en garde à vue avoir tué et démembré le corps de sa grand-mère, mercredi dans un village de Haute-Vienne, pour un mobile encore insondable, entre « préméditation » et « démence ».

L’homme, inconnu de la justice, sans antécédents psychologiques ou psychiatriques, a une « personnalité complexe », mais après examen médical, son état n’était « pas incompatible avec une garde à vue », a indiqué lors d’une conférence de presse le substitut du procureur de Limoges, Xavier Pasturel. Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte, et le parquet a requis son placement en détention provisoire.

Le corps retrouvé dans le congélateur

Ni le magistrat ni le colonel Xavier Gonda, commandant de la section de recherches de Limoges, n’ont donné de précisions sur le modus operandi du crime, ou l’arme utilisée. Ils ont évoqué un dossier « complexe ». « L’autopsie a été assez longue. On a besoin d’avoir le regard de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie », a indiqué le substitut. « Vu les indices recueillis, (…) il peut y avoir plusieurs lieux » du crime.

Les pompiers avaient été appelés vers 17h30 mercredi pour un incendie dans une maison d’un hameau isolé du village de Saint-Léonard de Noblat, à 20 km de Limoges.
Ils avaient rapidement éteint le sinistre et avaient ensuite fouillé de fond en comble pour trouver l’occupante, une veuve de 80 ans. Son corps démembré reposait dans le congélateur.

Le suspect, qui a fait des études de sociologie, est sans profession et demeure en Haute-Vienne. Il était venu passer le réveillon chez sa grand-mère, avec d’autres membres de sa famille. Le Jour de l’An, sa nièce et sa sœur, inquiètes de ne pas voir la victime pour le déjeuner prévu, étaient venues aux nouvelles : le petit-fils leur avait expliqué que la grand-mère était partie à la recherche de son chien. Famille et voisins ont été pris en charge par des psychologues.