Etats-Unis : Un bébé kidnappé il y a plus de cinquante ans aurait été retrouvé grâce à son ADN

ENQUÊTE Le FBI n’a pas officiellement confirmé que le nouveau-né enlevé des bras de sa mère en 1964 par une fausse infirmière, dans une maternité de Chicago, avait bien été identifié

20 Minutes avec agence
Un bébé (photo d'illustration)
Un bébé (photo d'illustration) — Pixabay

Plus de cinquante-cinq ans après avoir été enlevé à l’hôpital de Chicago, où il venait de naître, le véritable Paul Fronczak aurait été retrouvé. Il vivrait désormais dans le Michigan et aurait été mis en contact avec sa famille biologique fin 2018, a affirmé ce vendredi sur Facebook le fils adoptif de Chester et Dora Fronczak. L’homme souhaiterait pour l’instant rester anonyme, afin de prendre le temps de digérer la nouvelle.

Le 26 avril 1964, le nouveau-né avait été enlevé à sa mère, en pleine maternité, par une femme en habits d’infirmière. Des recherches intensives n’avaient pas permis de retrouver leur trace. Depuis une dizaine d’années, le FBI enquête pour retrouver Paul Fronczak et interpeller son ou ses ravisseurs. Les investigations sont encore en cours et les autorités n’ont pas confirmé que la victime du kidnapping, devenue adulte, avait été identifiée, précise Associated Press.


Un enfant identifié deux ans plus tard

À l’époque, les groupes sanguins et formes d’oreilles de 10.000 bébés avaient été examinés afin de tenter de retrouver le disparu. Ces données étaient les seules dont disposaient les enquêteurs. Deux ans plus tard, un enfant abandonné dans le New Jersey avait été identifié comme étant Paul. Chester et Dora Fronczak avaient alors élevé le petit garçon comme leur fils, avant que les progrès scientifiques ne rendent possible l’identification génétique.


En 2013, un test ADN a finalement montré que cet enfant n’était pas le fils des Fronczak. Ce dernier s’était alors fixé comme objectif de retrouver le véritable Paul. « Depuis le départ, ma mission est de réunir ma mère Dora et l’enfant qui lui a été pris il y a des années », écrit-il sur Facebook. « Je pense que cet homme et sa famille méritent leur intimité », explique-t-il.