Des policiers à Ajaccio en Corse. (archives)
Des policiers à Ajaccio en Corse. (archives) — Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP

ENQUETE

Corse : Quatre mises en examen dans l’affaire du retraité tué « par erreur » en 2018

Sept personnes avaient été placées en garde à vue en début de semaine

Quatre hommes ont été mis en examen dont trois pour assassinat en bande organisée, dans l'enquête sur le meurtre en août 2018 d’un retraité tué vraisemblablement par erreur en Corse, ont indiqué samedi des sources proches de l’enquête. Lundi, sept personnes avaient été placées en garde à vue dans cette affaire, et quatre ont depuis été présentées à un juge de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs), compétente en matière de grande criminalité organisée.

Parmi ces gardés à vue, deux femmes ont été entendues et laissées libres. Trois hommes, Guy Orsoni, Anto Moretti et Olivier Demonte, tous déjà détenus pour d’autres raisons, ont été mis en examen jeudi et vendredi pour « assassinat en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime ». Un quatrième homme, dont le nom n’a pas été donné, a été mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée », et « infraction sur les armes » et placé sous mandat de dépôt. Enfin, un cinquième homme, déjà incarcéré pour autres causes à Ajaccio, sera convoqué au début de l’année.

Jean Livrelli se rendait à une battue

Le 23 août 2018 vers 06 h du matin, Jean Livrelli, retraité totalement inconnu des services de police, rejoignait son équipe de battue pour une partie de chasse quand il a été tué de plusieurs coups de feu sur la route du Val d’Ese, au-dessus du village de Bastelica (Corse-du-Sud) dans un « guet-apens » tendu « par au moins deux hommes », avait indiqué Eric Bouillard, le procureur de la République à Ajaccio, au moment des faits.

Très vite, la piste de la « méprise » avait été avancée par le procureur : le retraité aurait été tué par erreur, à la place de quelqu’un d’autre, un homme qui se déplaçait avec un véhicule similaire à celui de la victime et qui est présenté comme proche du grand banditisme.