Chirurgien accusé de pédophilie : Les 250 victimes potentielles réunies autour du procureur à Lorient

FAITS DIVERS Une réunion est prévue ce vendredi à Lorient entre les victimes, leurs familles, le procureur et les enquêteurs

C.A. avec AFP

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L'entrée d'une salle d'audience au sein de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes.
L'entrée d'une salle d'audience au sein de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

Elles ne seront peut-être pas toutes présentes. Ce vendredi, la procureure de la République de Lorient (Morbihan) a convié les 250 victimes potentielles de Joël Le Scouarnec pour une réunion. Ce chirurgien à la retraite est suspecté de multiples viols et agressions sexuelles sur des patients mineurs. Sans doute la plus vaste affaire de pédophilie que la France n’a jamais connue.

Cette réunion à huis clos « doit être un moment d’échange entre le procureur, les enquêteurs et les victimes » et elle « est et doit rester strictement privative », a précisé la procureure de la République de Lorient Laureline Peyrefitte. La presse n’est pas conviée « afin de préserver la protection de l’anonymat des victimes, qui en ont fait la demande expresse », ajoute la procureure.

De mystérieux carnets avec des noms d’enfants

Joël Le Scouarnec, un ancien chirurgien de 68 ans, est incarcéré depuis sa mise en examen il y a deux ans et devra répondre du 13 au 17 mars devant la cour d’assises de la Charente-Maritime à Saintes, d’accusations de viols et d’agressions sexuelles sur quatre victimes, mineures à l’époque des faits.

Ces faits, qu’il reconnaît partiellement, remontent aux années 1989 à 2017. Durant cette période, le chirurgien a travaillé en Touraine, à Loches (Indre-et-Loire), en Bretagne, à Vannes et Lorient (Morbihan) et en Charente-Maritime, à l’hôpital de Jonzac, lieu de son dernier domicile.

Mais les enquêteurs ont découvert en 2017 à son domicile de mystérieux carnets comprenant des noms d’enfants. Les gendarmes ont pu identifier 250 potentielles victimes et 184 ont souhaité déposer plainte. Dans le Morbihan, 100 faits potentiels ont été répertoriés et 23 autres dans le Finistère.