Loire-Atlantique : Un homme mis en examen pour homicide après avoir renversé sa conjointe en voiture

FAITS DIVERS L’homme avait percuté en voiture sa conjointe de 34 ans qui avait été retrouvée morte le 4 décembre à Corsept

20 Minutes avec AFP

— 

Une voiture de gendarmerie. (illustration)
Une voiture de gendarmerie. (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA
  • Un homme a été mis en examen pour « homicide volontaire par conjoint » après avoir renversé mortellement sa femme à Corsept le 4 décembre.
  • Après une dispute en voiture, l’homme avait ramené ses enfants au domicile et était retourné pour percuter sa femme, qui était descendue quelques minutes avant.

Un homme de 28 ans a été mis en examen pour « homicide volontaire par conjoint » après avoir percuté en voiture sa conjointe de 34 ans qui a été retrouvée morte le 4 décembre à Corsept ( Loire-Atlantique), a appris l’AFP lundi auprès du parquet de Nantes.

« Il a été mis en examen pour homicide volontaire par conjoint », a expliqué le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. Cette mise en examen « a été faite par le juge d’instruction de Nantes », a-t-il précisé. Le dossier avait été traité au départ par le parquet de Saint-Nazaire avant d’être transféré au pôle criminel de Nantes.

Il a déposé ses cinq enfants puis est revenu percuter sa femme

Selon le parquet de Saint-Nazaire​ les faits sont survenus dans la soirée du 4 décembre à Corsept, une commune proche de Saint-Nazaire. Le couple se trouvait en voiture avec leurs cinq enfants, âgés de 5 à 13 ans, lorsqu’une dispute a éclaté. La femme est alors descendue de voiture, puis le mari a ramené les enfants à leur domicile situé à moins d’un kilomètre. Il est ensuite revenu vers sa conjointe avant de la percuter en voiture.

Le parquet avait précisé que cet homme n’était pas connu pour des faits de violences, mais avait sept condamnations sur son casier judiciaire pour des problèmes d’addiction à l’alcool. Il conduisait sans permis au moment des faits.

Les enfants avaient des problèmes de malnutrition

La situation familiale était très dégradée. Les enfants avaient des problèmes de malnutrition et un dossier avait été ouvert chez le juge pour enfants, selon cette même source.

En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, selon le ministère de l’Intérieur. Pour 2019, ce chiffre est à ce jour, avec ce dernier cas, d’au moins 119 depuis le 1er janvier, selon un décompte et une étude au cas par cas mené par l’AFP.