Meuse : Enquête ouverte après le guet-apens tendu à un policier de la BAC

VIOLENCE La victime a porté plainte mais n’a pas souhaité s’exprimer

20 Minutes avec AFP

— 

Des agents de police. (illustration)
Des agents de police. (illustration) — ISA HARSIN/SIPA

Le parquet de Bar-le-Duc (Meuse) a ouvert une enquête pour violences aggravées vendredi à la suite d’un guet-apens tendu à un policier de la BAC de Saint-Dizier ( Haute-Marne), a indiqué le procureur, Olivier Glady. Les faits se sont déroulés vendredi matin, entre 4 heures et 5 heures. « Le policier de 38 ans a quitté le commissariat de Saint-Dizier pour regagner son domicile. En traversant le centre-ville de Bar-le-Duc, il se rend compte qu’il est suivi par une voiture qui lui fait des appels de phares », a détaillé Olivier Glady.

« Le policier prend la route de la Voie sacrée vers Verdun tandis que la voiture qui le suit multiplie les mouvements et les manœuvres dangereuses, soit pour le faire stopper, soit pour l’envoyer dans le bas-côté », a poursuivi le magistrat. « Quand le policier arrive dans la commune de Naives-Rosières, il se rend compte qu’un second véhicule est arrêté en travers de la route. Le policier réussit à se dégager. Dans la manœuvre, il est heurté par l’un des deux véhicules puis prend la fuite vers le commissariat de Bar-le-Duc. »

Un climat de menaces

La victime - qui a porté plainte pour « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique » - n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat. « Il est choqué par la violence de l’agression et parce qu’il a mal un peu partout à la suite du choc provoqué par la voiture d’un agresseur », a confié Stéphane Morisse, secrétaire national délégué au Grand-Est du syndicat Unité SGP Police.

Il souligne que « ce guet-apens intervient dans un climat de menaces de plus en plus récurrentes et d’une haine antiflics qui s’exprime de plus en plus. Et pas qu’à Paris ! »