Finistère: La mère des deux enfants tués à Landerneau avait porté plainte contre leur père

FAITS DIVERS Un homme aurait tué ses deux enfants âgés de 11 ans avant de mettre fin à ses jours

C.A. avec AFP

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Deux enfants de 11 ans ont été retrouvés morts le 4 décembre 2019 devant l'association Don Bosco, à Landerneau. Les enquêteurs soupçonnent leur père de les avoir tués, avant de se donner la mort.
Deux enfants de 11 ans ont été retrouvés morts le 4 décembre 2019 devant l'association Don Bosco, à Landerneau. Les enquêteurs soupçonnent leur père de les avoir tués, avant de se donner la mort. — Fred Tanneau / AFP
  • Deux enfants de 11 ans ont été retrouvés morts ce mercredi devant l’association Don Bosco, à Landerneau, dans le Finistère.
  • Leur père a été retrouvé pendu à quelques mètres de là. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir tué son fils et sa fille à Brest, avant d’amener les corps devant l’association.
  • Inquiète du comportement du père, la mère des enfants avait porté plainte contre lui en juin. L’association avait également émis un signalement.

Leurs corps sans vie ont été retrouvés ce mercredi matin, enveloppés dans des couvertures, devant les locaux de l'association Don Bosco, à Landerneau ( Finistère). Une fille de 11 ans et son frère jumeau ont vraisemblablement été tués par leur père, dont le corps sans vie a été retrouvé pendu à une passerelle. La mère des deux enfants, qui en avaient la garde, a été prise en charge par la police pour être accompagnée. D’après les premiers éléments de l’enquête, elle avait porté plainte pour « menaces de mort », contre son ex-compagnon.

La plainte remonterait au mois de juin et ciblait les propos inquiétants du père, qui avait menacé de mort ses enfants. « Mais l’infraction n’avait pas été caractérisée », précise le parquet. Dans une lettre qu’il a laissée à son domicile de Brest, le père explique « en vouloir à tous les services, estimant qu’il n’était pas assez consulté sur le suivi des enfants », explique le parquet. Saisi par la mère, le juge aux affaires familiales avait ordonné une expertise médico-psychologique du père.

Un signalement fait par l’association

« Nous avions fait un signalement au procureur il y a deux mois parce que le père nous inquiétait. Il avait des réactions un peu compliquées. Il exprimait sa souffrance avec beaucoup de difficultés, du coup les équipes étaient un peu en difficulté pour l’accompagner », a ajouté Michel Jézéquel, directeur général de l’association Don Bosco.

Lourdement handicapée, la fillette était prise en charge par l’association. Son frère vivait avec sa mère à Brest. L’enquête judiciaire a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Landerneau. Les techniciens en investigation criminelle de la gendarmerie de Quimper ont été mobilisés pour enquêter sur la scène de crime et la section de recherches de la gendarmerie de Rennes a été appelée en renfort.

D’après les informations de 20 Minutes, les enfants n’auraient pas été tués à Landerneau mais dans l’appartement du père, la nuit précédant leur découverte. Le jeune garçon a été étranglé, sa sœur a reçu un coup de couteau à la gorge. Une lettre a été retrouvée au domicile du père dans laquelle il conteste «le jugement de divorce qui ne lui accordait que des droits de visite et d'hébergement».