Haute-Vienne : La « terreur de Limoges » mise en examen pour tentative d’homicide

ENQUETE Ce jeune délinquant multirécidiviste a planté un couteau dans le cou d’un homme d’une trentaine d’années

20 Minutes avec AFP

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Un agent de police. (illustration)
Un agent de police. (illustration) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Un jeune homme de 19 ans, dont le statut de délinquant multirécidiviste lui a valu le surnom de « terreur de Limoges » dès l’adolescence, a été mis en examen pour tentative d’homicide et écroué, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Il aurait donné un coup de couteau à un individu d’une trentaine d’années, l’entaillant au niveau du cou sur 14 centimètres, dans la nuit de dimanche à lundi près de la gare de Limoges.

Selon Le Populaire du Centre, le surnom de « terreur de Limoges » lui vient d’une série d’agressions et d’extorsions commises sous la menace d’une arme dans cette ville, alors qu’il avait seulement 12 ans. Le garçon, qui ne pouvait à l’époque faire l’objet d’une mesure coercitive de liberté en raison de son âge, était de manière récurrente arrêté puis relâché. Il aurait ainsi été arrêté une trentaine de fois en l’espace de deux ans.

Issu d’une famille de cinq enfants avec trois pères différents

En 2014, ce jeune multirécidiviste réputé violent avait également fait parler de lui en s’évadant deux fois en vingt-quatre heures d’un tribunal de Limoges, où il était présenté à un juge pour enfants. Il avait été repris et placé en détention provisoire dans une maison d’arrêt pour mineurs, une mesure rare pour un jeune de 13 ans. Issu d’une famille de cinq enfants de trois pères différents et enfant de parents toxicomanes, il a connu la rue, les foyers et plusieurs familles d’accueil.

La mère de l’auteur présumé des coups de couteau, connue des services de police, a également été mise en examen, pour le même chef, et placée en détention provisoire, selon la source judiciaire. Le soir des faits, elle aurait indiqué à ses enfants avoir été violée par la victime, ce qui aurait incité son fils à la venger. Le procureur de la République de Limoges, Jean-Philippe Rivaud, a déclaré qu’il était nécessaire d’être « prudent à ce stade de l’enquête sur l’intention homicide » et que la police devait encore effectuer « de nombreuses vérifications ».

La victime est hors de danger et a quitté l’hôpital.