Marseille : Il avait été torturé puis démembré, une affaire d’assassinat rouverte grâce à un repenti

TRAFIC A MARSEILLE Un dossier vieux de 10 ans sur l’assassinat d’un homme dans le cadre d’un trafic de stupéfiants à Marseille est rouvert grâce à un repenti

A.M.

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Illustration police judiciaire.
Illustration police judiciaire. — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Le corps n’a jamais été retrouvé. Quatre personnes ont été placées en garde à vue à Marseille dans le cadre d’un dossier vieux de 10 ans qui concerne la famille Bengler, l’une des plus redoutées dans le milieu du trafic de stupéfiant à Marseille. Comme l’explique La Provence, elles sont soupçonnées d’avoir participé à une expédition punitive à l’encontre de « Djoudjou », le cousin d’un ancien commissaire de police marseillais. Ils l’auraient enlevé, puis torturé avant de le tuer et de l’enterrer dans une propriété de Trets ( Bouches-du-Rhône), sur fond de dette de stupéfiant dans le dossier dit de « la cocaïne de synthèse ».

Démembré au coupe-coupe, puis brûlé

Mais aucun corps n’a jamais pu être retrouvé, alimentant le mystère. Un homme qui a bénéficié du statut de repenti officiel de la justice a décidé de se mettre à table en 2017. Le 15 juin 2010 Djoudjou aurait été enlevé, puis séquestré avant d’être torturé à mort puis enterré sur la propriété.

Mais à l’automne suivant, par peur de la découverte du corps, l’équipe l’aurait déterré puis démembré au coupe-coupe, avant de le transporter jusqu’à Gignac dans un 4x4 puis d’être brûlé dans un fût. Les policiers ont effectué un transport sur les lieux jeudi matin. Trois des personnes placées en garde à vue devaient être présentées à la juge d’instruction jeudi soir. Nicolas Bengler, le plus jeune de la fratrie, déjà condamné à 20 ans de prison en 2016 pour une séquestration pourrait aussi être entendu dans ce dossier.