Oise : Le chauffeur qui a percuté une barrière de péage n'était ni ivre, ni sous stupéfiants

FAITS DIVERS Les premières analyses montrent que la course folle du chauffeur de poids lourds sur l’A1 n’est pas due à la prise d’alcool ou de stupéfiants

Gilles Durand

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Le camion en feu au péage de Chamant.
Le camion en feu au péage de Chamant. — Capture d'écran / Twitter

L’alcool et la drogue ne sont pas en cause. Mardi matin, des pelotons autoroutiers de gendarmerie avaient dû sécuriser l’autoroute A1, entre la Somme et l’Oise, à cause du comportement dangereux d’un conducteur de camion sur l’A1. Le véhicule faisait des embardées sur la chaussée, mettant en danger la vie d’autrui et le chauffeur avait refusé d’obtempérer aux injonctions des gendarmes de s’arrêter.

En tentant d’échapper aux gendarmes, il avait fini par percuter une barrière de péage au niveau de Chamant, dans l’Oise. Le chauffeur, dont le véhicule a pris feu après cet accident, avait été hospitalisé avant son prochain placement en garde à vue.

Thèse accidentelle ?

« Le chauffeur est spontanément sorti de son camion en levant les mains et en ayant un discours qui laisse à penser qu’il n’avait plus forcément toute sa tête », avait précisé Jean-Baptiste Bladier, procureur de Senlis, dans un communiqué. Pris en charge par les sapeurs-pompiers et le SMUR, il avait été transporté jusqu’à l’hôpital Beaujon à Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Une enquête préliminaire a été ouverte pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « dégradation et destruction du bien d’autrui ». « On s’oriente vers une thèse accidentelle en lien avec un problème de santé du conducteur », a indiqué le procureur.

Mercredi, les dépistages d’alcool et de stupéfiants se sont avérés négatifs, annonce Jean-Baptiste Bladier. Il faudra attendre l’interrogatoire du chauffeur pour connaître, peut-être, les raisons qui l’ont poussé à agir de la sorte.