VIDEO. Pont effondré à Mirepoix-sur-Tarn : Le poids lourd et son chargement pesaient « plus de 40 tonnes »

ACCIDENT Selon le maire de Mirepoix-sur-Tarn, le poids lourd et son chargement tombés dans la rivière après l’écroulement du pont, lundi matin, dépassaient largement les 19 tonnes autorisées

N.S. avec AFP

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Le pont de Mirepoix-sur-Tarn s'est effondré, le 18 novembre 2019.
Le pont de Mirepoix-sur-Tarn s'est effondré, le 18 novembre 2019. — Béatrice Colin / 20 Minutes
  • Deux personnes ont trouvé la mort lundi dans l’effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn, lors duquel un poids lourd et une voiture sont tombés à l’eau.
  • Le maire de cette commune de Haute-Garonne indique que le poids lourd et son chargement pesaient plus du double du poids maximal autorisé sur l’édifice, qui est de 19 tonnes.

Lundi matin, l'effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn, à une trentaine de kilomètres au nord de Toulouse, provoquait la mort d’une adolescente de 15 ans, passagère d’une voiture, et du conducteur d’un poids lourd, tombés dans la rivière Tarn. Cinq personnes ont été blessées. Il se confirme que le second véhicule, propriété de l’entreprise Puits Julien Fondations, était bien plus lourd que la limitation de 19 t appliquée à l’édifice.

Selon le maire Eric Oget, avec son chargement, il pesait « plus de 40 t », soit plus du double du poids maximal autorisé. Les plongeurs de la gendarmerie « ont reconnu l’engin et en faisant l’addition du poids du camion, de ce qu’il transportait, de la toupie, on estime à plus de 40 t, largement. C’était un camion de gabarit hors norme, le pont a craqué », a précisé l’élu de ce village d’un millier d’habitants.

La société à laquelle appartient le poids lourd est installée de l’autre côté de la rivière Tarn, sur la commune de Bessières. « Si c’était le chauffeur d’une entreprise d’ailleurs, j’aurais compris, mais le chauffeur du camion était d’ici, ça m’étonne qu’il se soit engagé avec un tonnage de 40 t ou plus », a ajouté Eric Oget.

Les investigations se poursuivent

D’après le président de la communauté de communes, Jean-Marc Dumoulin, le passage de camions en surpoids n’était pas exceptionnel sur ce pont, ce qui aurait pu le fragiliser.

Les gendarmes poursuivaient mardi leurs investigations, en exploitant notamment les images prises par les plongeurs lundi. Des deux côtés du pont, certains de ces militaires « gelaient » la scène avec des lasers et des drones en vue d’une modélisation en 3D.

Une opération complexe

La carcasse du camion devrait être remontée à la surface mais cette opération complexe pourrait prendre du temps. Le chantier est compliqué par le dénivelé de 19 m entre la surface de l’eau et la chaussée.