VIDEO. Pont effondré à Mirepoix-sur-Tarn : Ce que l'on sait sur l'ouvrage métallique qui s'est écroulé

ACCIDENT Le pont qui s'est effondré lundi matin à Mirepoix-sur-Tarn, à l'origine de la mort d'une jeune fille et d'au moins un disparu dans les eaux du Tarn, avait été contrôle en fin d'année dernière sans qu'aucune anomalie ne soit recensée

Béatrice. Colin, à Mirepoix-sur-Tarn

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Le pont effondré de Mirepoix-sur-Tarn.
Le pont effondré de Mirepoix-sur-Tarn. — B. Colin - 20 Minutes
  • Un pont routier métallique s’est effondré ce lundi matin à Mirepoix-sur-Tarn, dans la Haute-Garonne.
  • La catastrophe a tué une adolescente de 15 ans. Un chauffeur routier est porté disparu et cinq blessés sont recensés.
  • Le pont n’était pas répertorié comme étant à risque.

La dernière visite de vérification remonte à la fin de l’année dernière et une nouvelle était programmée dans les semaines à venir. « Aucune anomalie » n’avait été relevée sur le pont suspendu de Mirepoix-sur-Tarn qui s’est effondré lundi matin alors qu’une voiture et un camion se trouvaient dessus. Une jeune fille de 15 ans qui se trouvait à bord de la voiture est décédée, sa mère est hospitalisée et le conducteur du camion toujours recherché, ainsi que d’éventuels occupants d’un autre véhicule qui aurait pu se trouver sur place.

« Passage obligé » pour de nombreux habitants, ce pont a été inauguré en 1935 selon le maire de la commune Eric Oget. « Il avait remplacé un autre pont emporté par la crue de mars 1930. Un audit avait été mené il y a quelques années, il avait été choisi de le conserver car il est lié à l’histoire de la commune », a indiqué l’édile, « KO » après le drame qui touche sa commune.

Gros travaux entre 2000 et 2003

Entre 2000 et 2003, il avait subi une vaste opération de restructuration. « Tous les haubans avaient été changés », poursuit le maire du village.

Il y a deux ans, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA), l’organisme d’État chargé de passer en revue les équipements de ce type, l’avait inspecté sans y déceler de problème.

Ses experts seront présents ce lundi après-midi sur le site pour faire les premières analyses et déterminer les causes éventuelles qui ont mené à cet effondrement.

« Chaque année nous investissons quatre millions d’euros dans l’entretien des 1.800 ponts dont nous avons la maîtrise d’ouvrage », a indiqué Georges Méric, le président du Conseil départemental, gestionnaire de ces ouvrages d’art et des routes départementales, pour qui il ne s’agissait pas d’un pont à risques.

Interdit aux plus de 19 tonnes

Reste à savoir si le camion qui a emprunté le pont ce matin avait l’autorisation de le faire. Cet axe était en effet interdit de passage aux poids lourds de plus de 19 tonnes. Mais certains camions au-dessus de cette charge maximale l’empruntaient parfois « pour aller au plus court ». Des infractions que le maire de la commune avait signalées à plusieurs reprises aux gendarmes, parfois avec les plaques d’immatriculation des contrevenants.

Le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzéari, a indiqué lors d’un point presse qu’une enquête ainsi que des perquisitions étaient en cours. Les gendarmes doivent déterminer quel était précisément le chargement du poids lourd de la société de forage de Bessières qui se trouve dans les eaux du Tarn.