Montpellier : Les personnes entendues dans le cadre de l'attaque des serveurs de la fac ont été libérées

ENQUETE En avril 2018, les serveurs informatique du campus avaient été pris pour cible

Nicolas Bonzom

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A l'université Paul-Valéry, ce lundi 23 avril à 8h.
A l'université Paul-Valéry, ce lundi 23 avril à 8h. — N. Bonzom / Maxele Presse

Les quatre personnes, interpellées et placés en garde à vue mardi dans le cadre de l’enquête sur l’attaque des serveurs informatiques de l’université Paul-Valéry à Montpellier, ont été libérées mercredi, indique à 20 Minutes, Fabrique Bélargent, le procureur de la République. « L’enquête se poursuit et aucune orientation définitive de la procédure n’a donc encore été arrêtée », précise le représentant du parquet.

Le NPA de l’Hérault, qui indiquait qu’un de leurs militants faisait partie des personnes interpellées, avait demandé leur libération, dans un communiqué, mardi soir. De son côté, le Syndicat de combat universitaire (Scum) avait apporté son soutien à ces personnes, dénonçant « la répression dont ils sont victimes ».

En avril 2018, un groupe de personnes, munies de cagoules, s’était introduit dans la salle des serveurs de l’université de lettres et s’en était pris au matériel bloquant le processus d’examens à distance lancé par la direction. Le préjudice des dégradations s’était élevé à 200.000 euros, selon l’université. Ce saccage était intervenu dans un contexte très tendu, alors que le campus était occupé depuis plusieurs semaines par des manifestants qui protestaient contre la réforme de l’enseignement supérieur.