« Gilets jaunes » dans la Loire: Six personnes condamnées pour le saccage d’un restaurant McDonald’s

CONDAMNATION Les six « gilets jaunes » condamnés devront verser solidairement 2.500 euros au restaurant

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un restaurant Mc Donald's.
Illustration d'un restaurant Mc Donald's. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Six «gilets jaunes » auteurs du saccage, fin mars, d’un restaurant McDonald's de Saint-Priest-en-Jarez ( Loire) ont été condamnés ce mardi à des peines allant de trois mois de prison avec sursis à 18 mois ferme.

Un homme de 38 ans, considéré comme l’auteur principal du saccage et dont le casier judiciaire comportait déjà 23 mentions, a été condamné à 18 mois de prison. Un autre membre du groupe a écopé de neuf mois de prison, dont six avec sursis, alors que les quatre autres, dont deux femmes, ont été condamnés à des peines avec sursis de trois à six mois.

Des dégâts matériels chiffrés à 41.000 euros

Les six condamnés devront verser solidairement 2.500 euros au restaurant, seule partie civile. La somme correspond à la franchise de son assurance. Les dégâts matériels ont été chiffrés à plus de 41.000 euros. Au procès, le ministère public avait requis de trois à 20 mois de prison contre les prévenus.

Le 30 mars, quelques heures après la fin d’une manifestation de « gilets jaunes » à Saint-Étienne, une dizaine d’entre eux avait répondu positivement à la proposition d’aller « bloquer un McDo », formulée autour d’un barbecue.

Une expédition violente

L’expédition devait prendre la forme d’un « flash mob », a expliqué à l’audience l’un des prévenus, artisan de métier. Elle a pris une tournure plus violente lorsque le meneur du groupe a méthodiquement cassé caisses, machines à boissons, vitres et bornes de commande à coups de marteau.

Revendiquant sa motivation « anticapitaliste » devant le tribunal, il avait tenté de rassurer les consommateurs présents le jour des faits en leur lançant : « N’ayez pas peur, ce n’est pas un braquage, on en veut juste à McDo qui ne paie pas ses impôts en France ».

Pendant le procès, les six prévenus âgés de 19 à 40 ans avaient exprimé des regrets et présentés des excuses aux personnes présentes dans l’établissement.