Toulouse : Visés par des tirs de mortier, des médiateurs des bailleurs HLM pris dans un guet-apens au Mirail

FAITS DIVERS Des membres du Groupement interquartiers de tranquillité et de sûreté, créé fin 2018 par des bailleurs HLM pour limiter le trafic de drogue dans les halls d’immeuble, ont été la cible de jet de mortier et de pierre dimanche soir

Béatrice Colin

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Les membres du GITeS, le groupement interquartiers de tranquillité et de sûreté intervient sur une trentaine de résidences, la majorité au Mirail.
Les membres du GITeS, le groupement interquartiers de tranquillité et de sûreté intervient sur une trentaine de résidences, la majorité au Mirail. — B. Colin / 20 Minutes

Ils ont été la cible de tirs de mortier et de jets de pierre durant près de 10 longues minutes. Dimanche en début de soirée, alors qu’ils effectuaient leurs rondes classiques dans les halls d’immeubles et coursives d’un immeuble du Mirail, les médiateurs de tranquillité résidentielle ont été pris dans un véritable guet-apens.

Les membres du Groupement interquartiers de tranquillité et de sûreté (GITeS), créé en fin d’année dernière par deux bailleurs HLM pour limiter le squat des halls d’immeuble et le trafic de drogue des quartiers populaires, ont été confrontés à une quarantaine de jeunes cagoulés voulant en découdre.

« Il y a eu des tirs tendus de fusée de feu d’artifice et des jets de pierre à l’encontre de douze membres du groupement qui se sont mis en sécurité dans des halls d’immeubles et ont sorti leurs boucliers. Cinq à six individus sont ensuite montés sur l’un de nos véhicules. Ils ont cassé trois vitres et s’apprêtaient à y mettre le feu, mais nous avons réussi à récupérer notre véhicule », détaille Rémi Vincent, le directeur général du GITeS qui ne déplore aucun blessé.

Caches de drogue

Quelques minutes après le début des hostilités, la police est intervenue sur place, mais les fauteurs de trouble avaient pris la fuite. Cette attaque intervient quelques jours après la découverte par le groupement d’une nurserie pour chiens et d’une cache de drogue dans un local désaffecté.

« Il y a trois ou quatre semaines nous avons déjà déjoué un guet-apens. Ils avaient préparé un stock de mortier, c’est tombé sur nous, cela aurait pu être contre la police », relève le responsable du GITeS qui compte une trentaine de membres, souvent d’anciens gendarmes ou pompiers.