Ain : deux morts dans une collision entre un train et une voiture

ACCIDENT L’accident est survenu vers 17h sur la commune de Tossiat, au sud de Bourg-en-Bresse

20 Minutes avec AFP

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Un passage à niveau (illustration).
Un passage à niveau (illustration). — LANCELOT FREDERIC/SIPA

Une femme de 57 ans et un homme de 69 ans ont été tués dimanche dans leur voiture, percutée par un train sur un passage à niveau dans l’Ain.

L'accident est survenu vers 17h sur la commune de Tossiat, au sud de Bourg-en-Bresse. Un train Intercités reliant Belfort à Lyon est entré en collision avec le véhicule dans des conditions qu’une enquête devra déterminer.

Trois des 620 passagers du train ont été légèrement blessés lors du choc, qui a interrompu le trafic ferroviaire sur la ligne régionale Ambérieu-Bourg-en-Bresse. Ils ont été pris en charge par les pompiers. Selon la SNCF, le conducteur du train, à bord duquel se trouvait un contrôleur, est indemne mais choqué.

Une évacuation des passagers, confinés dans les wagons depuis plus de trois heures, a été envisagée mais le train a pu repartir avant 21h après vérification de son bon état et de la sécurité des voies.

L'enquête sur l'accident devra aussi indiquer qui a donné l'alerte, entre le conducteur et le contrôleur.

Des trains remplacés par des autocars

Le reste du trafic sur la ligne ne devait pas reprendre avant la fin de soirée, après enlèvement de la voiture accidentée restée sur le bas côté. Des trains ont pu être détournés vers Mâcon ou remplacés par des autocars, l'accident n'ayant finalement retardé que cinq TER.

Selon le quotidien régional Le Progrès, en décembre 2007, un TGV avait percuté un convoi exceptionnel au même endroit. Le chauffeur était mort.

Le 16 octobre dans les Ardennes, un TER avait percuté un convoi routier exceptionnel, bloqué sur un passage à niveau inadapté à son gabarit et qu'il n'aurait pas dû emprunter.

Blessé, sans système d'alerte opérationnel dans sa cabine de conduite à cause du choc, le conducteur, seul agent SNCF à bord avec une soixantaine de passagers, avait dû courir sur les voies pour sécuriser les abords et éviter un sur-accident.

Dix minutes s'étaient écoulées entre la collision et l'ordre d'arrêt d'urgence donné à un autre TER arrivant en face.

Cet accident avait entraîné une vague d'arrêts de travail de conducteurs et contrôleurs, les syndicats de cheminots réclamant un minimum de deux agents par train pour assurer la sécurité. Une revendication depuis écartée par la direction de la SNCF.