VIDEO. Yvelines : Des policiers pris à partie et un chapiteau incendié à Chanteloup-les-Vignes

DEGRADATIONS Une trentaine de jeunes habitants du quartier de la Noé de Chanteloup-les-Vignes ont affronté les forces de l’ordre samedi soir

20 Minutes avec AFP

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La gare de Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines. (archives)
La gare de Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines. (archives) — JOEL SAGET / AFP

Des violences urbaines ont éclaté samedi soir à Chanteloup-les-Vignes, dans les  Yvelines, en grande banlieue parisienne. Des affrontements entre jeunes et policiers ont débuté samedi dès 19 heures « avec des jets de cocktails molotov » puis des tirs de projectiles et de mortiers jusqu’à 23 heures, selon une source policière. Les policiers ont été pris à partie par « une trentaine de jeunes » au plus fort des évènements, toujours selon la même source.

Vers 22h30, les pompiers sont intervenus sur l’incendie d’un chapiteau de cirque d’une valeur de 800.000 euros. Un feu qui « a calmé tout le monde » d’après la police, qui compte deux blessés légers dans ses rangs. Deux personnes ont également été interpellées..

« Incendie délibéré »

Pour la maire LR de la commune, Catherine Arenou, il s’agit d’un « incendie délibéré » puisqu’« il a été retrouvé deux départs de feu, sur deux côtés » du bâtiment. La police a commencé son enquête et ne privilégie aucune piste pour le moment. Cette grande structure en bois qui a coûté 800.000 euros, appartenait à la Compagnie des contraires, une association de cirque implantée depuis près de trente ans à Chanteloup. « On y trouve une école sociale du cirque » et le bâtiment « accueille beaucoup d’enfants », a déploré la maire, qui leur cherche actuellement une solution de repli.

Cette poussée de violence est liée à des travaux de réhabilitation dans le quartier qui « dérangent l’économie souterraine », a avancé une source policière. La ville est « la proie d’agressions diverses et variées depuis plusieurs jours », a insisté l’édile, évoquant les coupures d’éclairage public quotidiennes provoquées depuis un mois par certains jeunes dans le quartier « sensible » de la Noé. En avril 2018, une école maternelle avait brûlé dans le quartier de la Noé​. Un évènement que la maire avait mis en avant pour tirer la sonnette d’alarme sur le sort des banlieues.