Oise : Le corps calciné retrouvé est celui d’une adolescente de 15 ans portée disparue

ENQUETE La disparition de la jeune fille de 15 ans avait été signalée par sa famille samedi

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un commissariat de police.
Illustration d'un commissariat de police. — C. Follain / 20 Minutes

Le corps retrouvé calciné dimanche dans un cabanon incendié à Creil ( Oise) a été « formellement identifié » comme celui d’une adolescente de 15 ans « dont la disparition avait été signalée » par sa famille samedi, a annoncé mardi soir le parquet de Senlis.

Le corps a été « formellement identifié ce jour au moyen d’une expertise génétique (…) Il est confirmé qu’il s’agit du corps d’une jeune femme née en août 2004 et donc âgée de 15 ans au moment de son décès et dont la disparition avait été signalée par sa famille » samedi, « soit postérieurement à son décès », déclare dans un communiqué le procureur de la République de Senlis, Jean-Baptiste Bladier.

Aucune interpellation, les investigations se poursuivent

« L’identité de la victime dans cette affaire ne donnera lieu à aucune confirmation de la part du parquet de Senlis », ajoute-t-il, rappelant que la diffusion de l’identité d’une victime mineure est punissable par la loi.

« Aucune interpellation n’est intervenue à ce stade de l’enquête » mais les investigations « suivent activement leur cours », poursuit le procureur.

Cette jeune fille avait été retrouvée morte dimanche dans les décombres d’un cabanon de jardin pour l’incendie duquel les pompiers étaient intervenus vendredi soir à Creil. L’autopsie menée lundi avait permis de confirmer que « le décès était le résultat de violences », selon un précédent communiqué du parquet.

L’adolescente enceinte ?

Samedi, une famille de Mauriciens, habitant à proximité du cabanon incendié, avait porté plainte à la suite de la disparition, au cours de la nuit, de leur fille, âgée de 15 ans.

Le frère de celle-ci a affirmé avoir été convoqué lundi au commissariat de Creil où il a apporté des objets appartenant à sa sœur – « une brosse à dents et un test de grossesse », positif, retrouvé dans ses affaires – afin de permettre des comparaisons de tests ADN.

L’autopsie n’a pour l’instant « pas permis de confirmer ni d’infirmer l’état de grossesse de la victime » et « les investigations se poursuivent » pour le déterminer, a précisé mardi soir Jean-Baptiste Bladier.