Toulouse : Trois collégiens mis en examen pour des « viols en réunion »

VIOLENCES SEXUELLES Trois élèves du collège Lamartine, à Toulouse, ont été mis en examen pour « viols en réunion et agression sexuelle ». Deux victimes ont pour l’heure été identifiées

N. S. avec J. R.

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Une salle de classe dans un collège. Illustration.
Une salle de classe dans un collège. Illustration. — V. WARTNER / 20 MINUTES
  • Trois élèves du collège Lamartine de Toulouse ont été mis en examen pour « viols en réunion et agression sexuelle ».
  • Deux victimes des faits qui remonteraient au printemps 2019 ont témoigné.
  • L’affaire crée un vif émoi dans la communauté scolaire.

Certains faits ont été filmés, et diffusés sur les réseaux sociaux. Trois élèves du collège Lamartine, à Toulouse, ont été mis en examen le 19 octobre pour « viols en réunion et agression sexuelle ».

Deux victimes sont déjà connues. L’une d’elles, âgée de 14 ans, aurait indiqué avoir été contrainte à plusieurs reprises à des actes sexuels dans un immeuble situé derrière ce collège du quartier Saint-Cyprien, en mars dernier.

« Elle avait 13 ans à l’époque des faits, elle n’avait rien dit à ses parents mais une surveillante a eu connaissance des faits et l’a encouragée à se confier à sa mère, précise à 20 Minutes Clémence Doumenc, conseil de la jeune fille scolarisée aujourd’hui en quatrième dans un autre établissement toulousain. Elle a subi des actes horribles qui interrogent la société sur la notion aujourd’hui du consentement. Les faits sont d’une extrême gravité et ces jeunes n’ont pas pris la mesure de ce qu’ils faisaient, qui est clairement une tournante. Elle n’a pas parlé avant car elle avait honte par rapport à ses parents et peur d’une vendetta des élèves à son encontre ».

« Mon client reconnaît la matérialité des faits, mais il affirme qu’il n’y a jamais eu de contrainte », indique de son côté Me Alexandre Martin, l’un des avocats du garçon présenté comme le « meneur » du trio.

Les reproches des syndicats

Les syndicats Sud Education et CGT Educ’action 31 ont réagi ce mardi à cette sordide affaire. Ils reprochent à la direction de l’établissement d’avoir tardé à prendre la mesure des faits et demandent l’ouverture d’une enquête administrative ainsi que la mise en place d’une cellule de suivi psychologique au collège Lamartine. Les syndicats appellent enfin, avec des organisations féministes, à une manifestation devant l’établissement le lundi 4 novembre, jour de la rentrée.

Les collégiens mis en examen étaient âgés de 14 et 15 ans au moment des faits présumés. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire et ont l’interdiction de contacter les victimes, tout comme de retourner dans leur établissement scolaire.