Saint-Raphaël : L'homme qui s'était retranché dans un musée a été hospitalisé d'office

FORCENE L'homme qui s'était retranché ce mercredi dans un musée de Saint-Raphaël a été interpellé. Il tenait des propos incohérents aux policiers, à qui il a notamment indiqué qu'il s'appelait «Aladdin»

Jean Saint-Marc

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Le musée archéologique de Saint-Raphaël a longtemps été bouclé.
Le musée archéologique de Saint-Raphaël a longtemps été bouclé. — V. Hache / AFP
  • Un homme s'est retranché pendant plus de cinq heures dans le Musée archéologique de Saint-Raphaël, dans le Var.
  • Il a été interpellé par le Raid et placé en garde à vue. 
  • «Très perturbé mentalement», il a été hospitalisé d'office.

L’homme qui s’était retranché dans le Musée archéologique de Saint-Raphaël, dans le Var, a été interpellé à 11h15, a-t-on appris auprès de la préfecture. Une source policière précise à 20 Minutes qu’il a été arrêté par les policiers du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion). Il a passé plus de cinq heures enfermé dans le musée.

Aucun otage n’a été retrouvé dans le bâtiment, qui a été fouillé par les policiers et les démineurs. L’homme ne portait pas d’arme sur lui au moment de son interpellation.

Inscriptions en arabe « approximatif »

Il a tout de suite tenu des propos incohérents : « Il dit parfois qu’il est né en 2001, parfois qu’il est né en 2011 et nous a même assuré qu’il s’appelait Aladdin », confie une source proche de l’enquête. Jugé « très perturbé mentalement », cet homme a été hospitalisé d'office, a annoncé le procureur de Draguignan Patrice Camberou : « Il était totalement délirant, c'était impossible de l'interroger. » Un médecin psychiatre a jugé que son discernement était aboli.

Des inscriptions en arabe ont été découvertes sur le site. D’après l’AFP, une de ces inscriptions affirmait que « le musée va devenir un enfer. » Eric de Wispelaere, sous-préfet de Draguignan, comme les sources policières contactées par 20 Minutes, affirme que « ces inscriptions sont rédigées dans un arabe semble-t-il approximatif. » Le sous-préfet confirme néanmoins leur probable « connotation religieuse. »

Des amphores brisées

Quelques amphores datant de l’époque romaine ont été détruites par le forcené. Il a aussi éparpillé des documents administratifs sur le sol. L’enquête devra déterminer comment il a réussi à entrer puis à s’enfermer dans le bâtiment, durant la nuit. Il a été repéré vers 6 heures du matin par un agent d’entretien, qui a découvert que la porte du musée avait été bloquée de l’intérieur.