Angers : Mis en examen pour viol, un policier placé en détention provisoire

FAITS DIVERS Ce gardien de la paix de 50 ans est visé par les plaintes de huit femmes

20 Minutes avec AFP

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Le tribunal d'Angers.
Le tribunal d'Angers. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
  • Ce policier avait été mis en examen le 12 septembre pour viol, harcèlement et agressions sexuelles.
  • L'avocat de cet homme assure que son client conteste «les faits reprochés les plus graves»

Son placement en détention provisoire a été ordonné par la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Angers. Un gardien de la paix de 50 ans a été écroué après avoir été mis en examen le 12 septembre par un juge d’instruction  pour viol, harcèlement et agressions sexuelles.

Le fonctionnaire est visé par les plaintes de huit femmes qui ont dénoncé ses actes, selon des sources proches du dossier. L’une d’elle a déclaré avoir été violée. Les faits auraient été commis entre mai 2018 et mai 2019 : le gardien de la paix avait été affecté, quelques mois plus tôt, au commissariat de quartier de La Roseraie à Angers. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, le policier aurait abusé de son statut pour obtenir ou tenter d’obtenir des faveurs sexuelles.

L’homme conteste « les faits reprochés les plus graves »

Le juge des libertés et de la détention avait ordonné son placement sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet, qui avait requis son incarcération. Mais les magistrats de la cour d’appel ont décidé mercredi d’infirmer la décision du juge des libertés et de la détention. Le procureur d’Angers avait aussitôt fait appel de l’ordonnance du juge et la chambre de l’instruction de la cour d’appel avait examiné le dossier lors d’une audience à huis clos le 9 octobre.

Pour Me Isabelle Oger-Ombredane, qui défend les intérêts de deux plaignantes, la décision rendue mercredi montre « qu’il n’y a pas de traitement de faveur » et que l’institution judiciaire « a bien fonctionné ». « La chambre de l’instruction a fait une stricte application de la loi pénale », estime de son côté l’avocat du policier, Me Olivier Rolland qui rappelle que son client conteste « les faits reprochés les plus graves ».

Saisie par le parquet d’Angers, l’IGPN est chargée de l’enquête. D’un point de vue administratif, le fonctionnaire a été officiellement suspendu par un arrêté du ministre de l’Intérieur fin septembre.