Aisne : Un arsenal hétéroclite découvert en démantelant un réseau local de stups

ENQUÊTE Les gendarmes de l’Aisne ont fait tomber des trafiquants qui arrosaient les alentours de Chauny de drogues en tous genres

Mikaël Libert

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Les perquisitions ont livré de drôles de surprises.
Les perquisitions ont livré de drôles de surprises. — Gendarmerie nationale

Drogue en circuit court. Les gendarmes de l’Aisne ont démantelé un réseau local de trafic de stupéfiants qui sévissait autour de la commune de Chauny, entre Compiègne et Saint-Quentin. De nombreuses armes, parfois étranges, ont été saisies.

L’ouverture de l’enquête par les militaires de la compagnie de Laon remonte à quelques mois. Les investigations ont commencé après la réception d’un courrier anonyme dénonçant un trafic de stupéfiant et désignant nommément certains des protagonistes.

Huit personnes interpellées et placées en garde à vue

Les gendarmes ont alors entrepris de vérifier ces informations, notamment par le biais de nombreuses surveillances de clients du réseau. Une dizaine de consommateurs ont ainsi été entendus, ce qui a permis aux enquêteurs de caractériser le trafic, d’identifier les auteurs présumés et les substances écoulées.

Sur commission rogatoire du parquet de Laon, une vaste opération d’interpellation a été lancée le 8 octobre dernier. Plusieurs dizaines de gendarmes, appuyés par « des forces d’intervention spécialisées », ont interpellé huit membres présumés du réseau et procédé à plusieurs perquisitions.

Les militaires ont retrouvé de petites quantités de produits stupéfiants, cocaïne, héroïne, cannabis ou crack et des produits servant à la coupe. Chez l’un des mis en cause, ils sont aussi tombés sur un véritable arsenal : fusils de chasse, carabines en 22 LR ou à plombs, pistolet, couteaux, machettes et même une arbalète. Le tout accompagné de nombreuses munitions.

Sur les huit suspects placés en garde à vue, un seul a été jugé à ce jour. Il s’agit de la tête du réseau, un individu déjà connu de la justice, qui a écopé de 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Ses complices présumés seront jugés à une date qui n’a pas été précisée.