Paris: Démantèlement d'une filière soupçonnée d'au moins 136 cambriolages depuis le début de l'année

CAMBRIOLAGES Le préjudice est estimé à 500.000 euros

20 Minutes avec AFP

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Un commissariat de police (illustration).
Un commissariat de police (illustration). — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Des fabricants de badges d'entrée d'immeuble aux receleurs en passant par les cambrioleurs mineurs. Les policiers parisiens ont démantelé une filière soupçonnée d'au moins 136 cambriolages depuis le début de l'année pour un préjudice de 500.000 euros, a-t-on appris mardi de source policière. Onze mineurs ont été interpellés chez eux mardi matin aux aurores dans divers quartiers de Paris par les policiers du commissariat du 20e arrondissement.

Déjà connus pour des faits similaires, ils sont soupçonnés de 136 cambriolages depuis le début de l'année dans la capitale, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, a expliqué Valérie Martineau, directrice de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP). Le mode opératoire était très simple, selon la directrice de la DSPAP. Ils cassaient la porte « à dos d'homme »: l'un d'eux se tient droit devant la porte, un deuxième s'assied par terre, dos contre les jambes de son complice qui lui servent d'appui pour asséner de gros coups de pieds dans le bas de la porte. « Ils opéraient entre 9H00 et 17H00 et cela ne prenait pas plus d'une dizaine de minutes à chaque fois », a précisé Valérie Martineau.

Des « vigik » revendus aux cambrioleurs

Parallèlement, les policiers de la sûreté territoriale ont enquêté sur « l'amont et l'aval » des cambriolages. Ils ont ainsi identifié une société de conseil qui revendait des cartes magnétiques, des « vigik », permettant d'entrer dans les immeubles. Les données nécessaires à l'encodage de ces « vigik » étaient récupérées auprès d'une société de distribution de prospectus. Les « vigik » étaient ensuite revendus aux cambrioleurs. On estime que la société vendaient 150 cartes par semaine pour un bénéfice de 6.000 euros. Six personnes ont été interpellées et déférées la semaine dernière.

Une septième personne, le receleur, a été interpellée. L'homme opérait depuis la station de métro Château Rouge dans le nord de Paris. Les cambrioleurs envoyaient une photo de leur butin, généralement des téléphones, et le receleur fixait un prix. Une à deux heures seulement s'écoulaient entre le cambriolage et la revente du produit au receleur. Les cambrioleurs, qui opéraient principalement à proximité d'un métro, venait directement lui revendre la marchandise.