VIDEO. Vienne : 21 ans après un viol, un homme trahi par son ADN retrouvé sur un bonbon

COLD CASE Le sexagénaire a reconnu les faits quelques heures après son interpellation

C.C. avec AFP

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Illustration de la gendarmerie.
Illustration de la gendarmerie. — XAVIER VILA/SIPA
  • Trahi par son ADN sur un papier de bonbon, un homme accusé d’un viol commis il y a 21 ans.
  • Voisin de la victime à l’époque, il avait été entendu comme simple témoin.
  • Il a reconnu les faits avant d’être mis en examen pour « viol crapuleux » et placé en détention provisoire.

C’est un incroyable « cold case » que viennent de résoudre les gendarmes de la Vienne. Près de 21 ans après le viol d’une jeune femme dans le nord du département, son auteur a été retrouvé ce mardi selon  le procureur de la République de Poitiers. L’ADN du violeur présumé a en effet été découvert lors d’une banale enquête sur un cambriolage cet été.

Les faits remontent à fin octobre 1998. Un soir d’automne, la victime alors âgée de 21 ans descend de sa voiture pour enlever des rondins qui gênent la circulation. C’est à ce moment que surgit un homme qui la viole dans son véhicule avant de s’enfuir à pied. Depuis, plus rien jusqu’à ce rebondissement.

Entendu comme témoin à l'époque, il était le voisin de la victime

Cet été, les gendarmes relèvent plusieurs ADN sur le cambriolage d’une menuiserie notamment sur un emballage de bonbon. Un ADN qui va alors « matcher » avec le Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Les enquêteurs relancent le dossier et se rendent compte que cette empreinte appartient au père du gérant de l’entreprise qui à l’époque n’était autre que le voisin de la victime. Il avait d’ailleurs été interrogé comme témoin en 1998.

Interpellé la semaine dernière, l’homme de 67 ans a tout d’abord nié les faits avant de les reconnaître. Il a été mis en examen pour « viol crapuleux » (un viol commis sur la voie publique) selon France Bleu Poitou. Placé en détention provisoire, il encourt une peine maximale de 15 ans de réclusion. « La victime, une mère de famille, s’est dite soulagée, heureuse de ce dénouement, mais aussi en grande souffrance », a ajouté le procureur.