Marseille : Un des quatre détenus évadé lors de son transfert aux Baumettes s'est rendu

EVASION Ces quatre détenus se sont échappés lors de leur transfert entre le tribunal et la prison des Baumettes

J.S.-M.

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Un surveillant de la prison des Baumettes (photo d'illustration).
Un surveillant de la prison des Baumettes (photo d'illustration). — C. Simon / AFP

Quatre détenus se sont évadés ce lundi soir à Marseille, a-t-on appris de source policière et syndicale. Ils se sont fait la belle lors d’un transfert entre le tribunal et la prison des Baumettes. L'un des quatre s'est rendu ce mardi à la police, a annoncé le procureur à l'AFP. Les trois autres sont toujours en fuite.

Quand le camion est arrivé devant les Baumettes, vers 18h50 ce lundi, les surveillants pénitentiaires ont découvert qu’il manquait quatre personnes sur les 17 censées être transportées.

« Beaucoup de bruit »

« On ne comprend pas ce qu’il s’est passé entre le palais de justice et la prison des Baumettes », soupire Christophe Buono du Syndicat pénitentiaire des surveillants.

« Les détenus sont menottés et installés dans des petites cellules à deux, mais leurs collègues détenus ont dû faire beaucoup de bruit pour couvrir leur évasion », a avancé Catherine Forzi, responsable du syndicat FO, auprès de l’AFP. « S’ils ont forcé la porte du fourgon cellulaire, les policiers qui les transportaient ont pu ne pas les entendre », a-t-elle ajouté.

Enquête de l’IGPN

L’enquête sur cette évasion a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale. Xavier Tarabeux, le procureur de la République de Marseille, a précisé à l’AFP qu’aucun des fuyards n’était classé « détenu particulièrement signalé ». Ils revenaient de tribunal qui les avait jugés pour des faits commis en détention.

Un détenu qui a assisté à l'évasion, Abdlakrim Daoudi, a donné sa version des faits, ce mardi, lors de son audience dans un vaste dossier de blanchiment d'argent : 

Ils ont ouvert la porte de la cellule mais nous n’avons pas voulu prendre la fuite. Je me suis levé pour aller refermer la porte du fourgon. Ça serait bête [de prendre la fuite]. J’ai fait trois ans de détention je suis là pour assumer. On m'a toujours refusé [mes demandes de mise en liberté] au motif que je risquais de m'enfuir... »

Les quatre hommes étaient toujours recherchés mardi matin. Ce type d’escorte sera prochainement à 100 % assurée par l’administration pénitentiaire : c’était une des dernières escortes gérée par la police nationale.